6) les « gris-gris » du skippeur Armel Le Cléac’h

5)Vendée globe bravo Armel le Cléac'h

4)Vendée globe   bravo aux entreprises bretonnes

3)Dr Nicolas Barizien (médecin du navigateur Bertrand de Broc) : « J'ai préparé le skipper 

2)Rio : Médaille D’or Du Dopage ?

1)Le nouveau certificat d'absence de contre-indication à la pratique sportive (CACI) entre en vigueur ce jeudi

 

 

6)Le mot d’un curé parmi les « gris-gris » du skippeur Armel Le Cléac’h

 

Au lendemain de sa victoire du Vendée Globe, jeudi 19 janvier, le skippeur Armel Le Cléac’h a accepté de montrer les petits porte-bonheur de son bateau. Parmi eux, figure notamment un petit mot signé par le curé de la paroisse des Sables-d’Olonne.

ZOOM

A chaque arrivée de skippeur, une nouvelle étoile est accrochée au vêtement de la réplique de la Vierge noire de Rocamadour. / DR

Minutieusement attaché à trois bouchons de lièges, il trône, suspendu au plafond de la cabine. Le petit mot d’encouragement et de prière du P. Vincent Lautram, le curé de la paroisse de Sainte-Marie des Olonnes, aux Sables d’Olonne (Vendée), fait partie de la petite liste de porte-bonheur qu’a dévoilé, vendredi 20 janvier, le skippeur Armel Le Cléac’h.

Arrivé vainqueur la veille de la prestigieuse course maritime – sans escale, et en solitaire – du Vendée Globe, celui-ci a accepté que les portes de son bateau, « Banque Populaire VIII », soient ouvertes à plusieurs journalistes du quotidien régional Ouest France pour qu’ils découvrent les « gris-gris » qui l’ont accompagné pendant ses 74 jours de navigation.

Des médailles à l’effigie de Notre-Dame de Rocamadour

Un autocollant de chacal, son surnom à l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor), une citation – « Tout ce que nous avons à décider, c’est que faire du temps qui nous est imparti » – du célèbre personnage de Gollum dans le Seigneur des anneaux, un dessin de ses enfants… Et, parmi tant d’autres encore, un petit mot signé « de la part du Père Vincent Lautram, curé des Sables ».

Début novembre, le curé de la paroisse de Sainte-Marie des Olonnes a en effet distribué, à tous les skippeurs ou à des membres de leurs équipes respectives, des sportelles, des petites médailles de pèlerin en forme de coquilles Saint-Jacques à l’effigie de Notre-Dame de Rocamadour. Un geste symbolique, pour que cette dernière, considérée comme la protectrice des marins, veille sur eux. « Certains l’ont vraiment accueilli comme un acte de foi », se réjouit le P. Vincent Lautram, qui confie avoir eu « un choc, en apprenant que la petite sportelle d’Armel Le Cleac’h avait visiblement tenu une place dans son périple, et dans son exploit ».

 

Unsigne d’action de grâce

Depuis le départ de la course, le 6 novembre, la paroisse du P. Vincent Lautram a activement suivi la compétition. Fin octobre, elle avait déjà notamment accueilli, au terme d’une procession solennelle en présence de Mgr Alain Castet, évêque de Luçon et de Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors, une réplique de la Vierge noire dans l’église sablaise de Notre-Dame de Bon Port. À ses côtés, une lanterne est allumée jour et nuit. Sa flamme sera éteinte le jour du retour du dernier navigateur.

« À l’arrivée de chaque skippeur, nous accrochons une étoile sur le vêtement de la Vierge, en signe d’action de grâce, pour chacune de ces missions accomplies », explique le P. Vincent Lautram. « Et chaque soir, deux jeunes paroissiens viennent mettre à jour le tableau de leur avancement », poursuit-il.

« Merci d’avoir fait confiance au gri-gri… »

Deux jours plus tôt, apprenant par Ouest France que le célèbre skippeur lauréat avait précieusement conservé, pendant toute la durée de sa course, le petit mot écrit à son intention, il s’était aussi ému en ces termes sur le réseau social Facebook : « Merci à Armel d’avoir fait confiance jusqu'au bout et pour le "grigri" du curé des Sables, accroché à l'intérieur de Banque Populaire vainqueur !! ! Merci à Notre Dame de Rocamadour d'avoir assisté Armel dans tous ses efforts bien récompensés par cette victoire largement méritée ! »

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5)Armel Le Cléac’h enfin au sommet de la mer et du Vendée Globe

Deux fois deuxième en 2009 et 2013, Armel Le Cléac’h a coupé le 19 janvier en vainqueur la ligne d’arrivée de la course la plus dure au monde après soixante-quatorze jours de navigation.

Il a précédé de quelques heures le Gallois Alex Thomson, attendu la nuit dernière aux Sables-d’Olonne.

 

 

Armel Le Cléac’h a remporté hier, à 39 ans, la huitième édition du Vendée Globe, surnommé l’Everest des mers. Dans un vent d’est glacial de fin d’après-midi, il a coupé la ligne après soixante-quatorze jours de course (quatre de moins que le record de François Gabart en 2013), avant de profiter de la remontée du chenal vers le port des Sables-d’Olonne sous les acclamations des dizaines de milliers de personnes venues applaudir un champion enfin accompli.

Après avoir terminé deux fois deuxième sur le Vendée Globe, ce marin exceptionnel – il a tout de même accroché une Solitaire du Figaro à son palmarès – a remisé le maillot de Poulidor des mers qui lui collait à la peau.

 

Dauphin surprise en 2008-2009 de Michel Desjoyeaux, à l’issue d’une sixième édition dont les principaux prétendants avaient été éliminés par une tempête dans les premiers jours, le Finistérien faisait figure de favori quatre ans plus tard, pour une édition 2012-2013 finalement remportée par un gamin de 29 ans, François Gabart. Après un mano a mano acharné durant toute la remontée de l’Atlantique, il avait échoué à trois heures du vainqueur.

Cette fois encore, la victoire aurait pu lui échapper sans un problème de foil survenu sur le bateau de son principal challenger, le Gallois Axel Thomson, qui menait la danse jusqu’à son avarie. Durant les quarante-six jours qu’il a passés en tête avant de toucher terre, Armel Le Cléac’h a vécu sous la pression constante d’un retour de « Hugo Boss » dont l’étrave s’est parfois approchée à moins de 50 km de son Banque Populaire VIII. Alex Thomson était attendu le 19 janvier vers minuit.

 

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5)Vendée Globe. Armel Le Cléac'h stoppe la remontée de Thomson

Le Telegramme

Romain Attanasio en course...

Le leader du Vendée Globe, le Français Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) a stabilisé l'écart qui le sépare du Gallois Alex Thomson (Hugo Boss) à une centaine de milles selon le pointage de ce dimanche 05h00 (04h00 GMT).

Le skipper breton compte 109,50 milles d'avance sur Thomson, soit un gain d'un peu plus de trois milles depuis le pointage de samedi 18h00 (17h00 GMT).
 

Le Cléac'h, deux fois 2e de la prestigieuse épreuve en solitaire, est sur la défensive depuis plusieurs jours alors que le premier bateau est attendu jeudi aux Sables d'Olonne. Le troisième Jérémie Beyou (Maître CoQ), auteur d'une belle remontée, est à son tour freiné et son retard a grimpé à 583 milles de Le Cléac'h.

 

 

4)Vendée Globe. Des voiliers made in Bretagne !

Publié le 14 janvier 2017 à 06h18
Modifié le 15 janvier 2017 à 15h29 .letelegramme.

Les premiers concurrents du Vendée Globe vont bientôt arriver aux Sables d'Olonne (85). La Bretagne joue un rôle majeur dans les coulisses de cette course en solitaire autour du monde. Entre Quimper et Vannes, une nuée d'entreprises, petites ou grandes, apportent leur savoir-faire aux skippers de ces monocoques pour les aider à affronter l'Everest des mers.

De la conception du bateau aux prestations de service en passant par les équipements, la course au large est une spécialité régionale. « 90 % des entreprises actrices de la course au large sont en Bretagne », résume Carole Bourlon, directrice d'Eurolarge Innovation, le cluster de la filière technologique de la voile de compétition. Ces entreprises sont installées dans ce qu'on appelle la Sailing Valley avec Lorient et son ancienne base de sous-marins pour épicentre. Tour d'horizon non exhaustif.

 



1. La conception : VPLP, le leader des Imoca. Avant l'arrivée de la course, ce cabinet d'architecture marine de Vannes que dirige Vincent Lauriot-Prévost a déjà de quoi pavoiser. C'est le concepteur de bateaux le plus représenté dans la flotte de cette huitième édition. En tandem avec son confrère Guillaume Verdier, l'architecte vannetais a dessiné 12 des 29 « Imoca 60 pieds » (monocoques de 18,28 m) engagés dans la course dont sept nouveaux bateaux. Pas les moindres puisqu'il y a parmi eux Banque Populaire d'Armel Le Cléac'h et Hugo Boss d'Alex Thomson. Le duo a eu la bonne idée de mettre son expérience des multicoques au service des monocoques du Vendée Globe. Avec ces fameux foils qui permettent de gagner de la vitesse. « Les foils nous ouvrent des belles perspectives car nous en sommes encore qu'aux balbutiements », se réjouit Vincent Lauriot-Prévost.

 

 

De gauche à droite : Cathy Millien, directrice de la communication de Plastimo (Lorient), Rémy Le Roux, responsable mécanique chez Guelt (Quimperlé), Carole Bourlon, directrice d'Eurolarge Innovation (Lorient), Vincent Marsaudon, P-DG de Lorima (Lorient) et Vincent Lauriot-Prévost (VPLP) architecte à Vannes.


2. Les calculs de structure. Simuler numériquement l'air et l'eau pour mieux comprendre l'impact des interactions des fluides sur les élèments des bateaux : c'est le métier de GSEA design de Ploemeur. « Les architectes dessinent les formes et nous, à l'aide de nos logiciels, nous vérifions si les propositions sont réalistes en termes de tenue mécanique », explique Benjamin Madec, business ingénieur. Le bureau d'études lorientais emploie 16 personnes. Il est le fournisseur officiel des calculs de structure des mâts Imoca.

3. Les chantiers. Il y en a deux : CDK technologies à Port-La-Forêt (29) et Multiplast à Vannes (56). Comme CDK Technologies, Multiplast s'est diversifé dans les pièces aéronautiques pour des groupes industriels. Quatre bateaux (dont deux neufs), qui se sont élancés dans ce Vendée Globe, sortent de ce chantier au palmarès inégalé. « Il faut 40.000 heures pour construire un Imoca », fait remarquer Yann Perfornis, le directeur du chantier vannetais.

4. Les équipementiers. Filiale d'un groupe anglo-américain, North Sails emploie une cinquantaine de personnes à Vannes où elle conçoit et produit des voiles sur mesure. « On a équipé intégralement douze bateaux de la flotte et 22 sur 29 au départ ont embarqué au moins une voile North Sails à bord », précise Grégoire Evard, le directeur de la filiale française qui a produit au total 100 voiles spécialement pour le Vendée Globe 2016, ce qui a nécessité 6.000 heures de travail. Pour un Imoca, il faut compter un budget voiles entre 150.000 et 250.000 euros. La moitié des bateaux du Vendée Globe est équipée d'un mât construit à Lorient par Lorima (31 salariés, six millions d'euros de chiffre d'affaires). Le coût d'un mât ? Dans les 200.000 euros. C'est à Quimperlé (29) que l'entreprise Guelt a travaillé pour la majorité des bateaux du Vendée Globe dont elle a fourni la quille ou d'autres pièces mécaniques de haute technicité... La course au large ne représente que 10 % de son activité avant tout consacrée à la construction de lignes pour les usines agroalimentaires. Guelt a d'ailleurs pour client le géant de la volaille le groupe LDC dont l'une des marques est... « Maître coq », le nom du bateau de Jérémie Beyou. Pour les peintures et autres revêtements, 24 des 29 concurrents ont fait appel à l'entreprise Nautix. « Nous sommes poussés à innover par des coureurs de plus en plus exigeants », explique Maxime Delbury, l'un des associés de l'entreprise guidéloise qui travaille avec les chercheurs de l'université de Lorient pour diminuer l'impact environnemental de ses produits. Enfin, l'entreprise hennebontaise NKE Marine Electronics a fourni onze bateaux de la course en pilotes automatiques et équipé la moitié de la flotte en capteurs de vent et de vitesse. « Les bateaux sont de plus en légers et vont de plus en plus vite. Il faut que l'on suive », précise Paul Fraisse, à la tête de cette entreprise de renommée mondiale.

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Dr Nicolas Barizien (médecin du navigateur Bertrand de Broc) : « J'ai préparé le skipper comme lui a préparé son bateau »

Anne Bayle-Iniguez   (QUOTIDIEN DU MEDECIN)

| 10.11.2016
 
Chef du service de médecine physique à l'hôpital Foch (Suresnes, Hauts-de-Seine), le Dr Nicolas Barizien, 49 ans, s'occupe de la préparation physique de Bertrand de Broc. Le skipper breton s'est lancé dimanche dernier à l'assaut de son quatrième Vendée Globe sur le « bateau des professionnels de santé », un IMOCA* aux couleurs de la MACSF.
 
 

LE QUOTIDIEN : Le Vendée Globe est une régate autour du monde de trois mois en solitaire et sans assistance. Comment se préparer médicalement à une telle course ?

Dr NICOLAS BARIZIEN : Pendant deux ans, j'ai préparé Bertrand comme lui a préparé son bateau, en suivant un processus évolutif pour qu'il parvienne au niveau d'endurance et de résistance de n'importe quel sportif de haut niveau. Le Vendée Globe, c'est le Graal du marin. Il faut donc faire « la totale » médicale : visite de non-contre-indication à la pratique d'un sport, bilan complet et test d'effort. Le but est de débusquer les pathologies graves, type coronaropathie ou cardiopathie congénitale.

À 56 ans, Bertrand de Broc affiche un vécu sportif et médical différent de la plupart des skippers. J'ai donc recherché des pathologies propres aux hommes de plus de 50 ans. Allez gérer des problèmes de prostate sur un bateau quand vous portez quatre sous-couches et deux cirés. Impossible ! Cela dit, Bertrand est un fervent pratiquant de la course à pied et de la natation. Ces trois derniers mois, nous avons travaillé à différents rythmes sur la puissance énergétique. Dans le milieu, on dit qu'on commence à fond et on accélère. C'est l'état d'esprit nécessaire pour monter une voile de 60 à 80 kg en moins de trois minutes.

Avez-vous travaillé sur le mental ?

C'est la deuxième partie de mon travail. En mer, le skipper est dans un état d'hypervigilance à l'égard du vent, du bateau, de la vague et de lui-même. Comme les joueurs, qui ressortent épuisés d'une partie ardue sans pour autant avoir bougé de leur chaise. Il faut donc apprendre à gérer cet état. Cela commence par un travail sur le sommeil, l'alimentation, le stress et la récupération. Ça s'est réglé très rapidement avec Bertrand. En vieux loup de mer, il n'a aucun mal à passer en mode compétition. En 24 heures, il arrive à tronçonner son sommeil en cycles de cinq à sept minutes, 20 à 30 minutes ou 1 h 30 pour parvenir à un total de cinq à six heures de repos par 24 heures.

Les repas lyophilisés sont de 2 500 à 3 000 calories par jour en zone chaude, c'est-à-dire avant le cap de Bonne Espérance, en Afrique du Sud. À 2 °C de température et avec une humidité constante, on double la dose. Bertrand est un bon vivant. Il se plie à cette rigueur alimentaire de bonne grâce mais il a aussi besoin de prendre du plaisir en naviguant. C'est son moteur psychologique. Il a donc embarqué du vin rouge et de la charcuterie corse !

Comment assurer son suivi médical pendant la course ?

Bertrand s'est recousu la langue tout seul lors de son premier Vendée Globe, en 1992, avec des moyens de communication très inférieurs à ceux d'aujourd'hui. Le skipper peut joindre les médecins marins du PC de sécurité médicale 24 heures sur 24 mais s'il perd connaissance, il perd connaissance. S'il se casse une jambe, il peut prendre les antalgiques qui se trouvent dans sa pharmacie – la même que celle des autres skippers, de la taille d'une grosse malle – en attendant un éventuel rapatriement ou le déroutage d'un concurrent. Mais on n'envoie pas les secours dans les quarantièmes rugissants sur un coup de tête.

 

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2)Rio : Médaille D’or Du Dopage ?

Peut -On Encore Rêver........(JIM)

 

 

Rio De Janeiro, Le Vendredi 19 Août 2016 – Après Les Révélations Du Rapport McLaren Sur Le Dopage En Russie, Le Sentiment Général Était Que Les JO De Rio Seraient Plus Propres…Une Intuition Sérieusement Remise En Cause Par Une Enquête Du Journal Britannique The Telegraph, Publiée Ce Mercredi. Elle Dénonce Les Carences Des Contrôles En Les Qualifiant Même De « Pire De L’histoire » En La Matière !

Contrôleurs Disparus, Échantillons Perdus…Le Quotidien De La Lutte Antidopage À Rio

Tout Le Processus Laisserait À Désirer : Du Recueil Des Échantillons, À Leur Conservation En Passant Par La Sécurisation Des Zones D’examens.

Tout D’abord En Cause, La Pénurie De Personnel Pour Les Jeux. Ils Devaient Être 70 000, Mais Seulement 56 000 Volontaires Ont Finalement Été Recrutés Pour Rio 2016. Il Est Aussi Fait État De Personnes Venues Récupérer Leur Uniforme Le Premier Jour Pour Ne Plus Jamais Revenir, D’autres Émargent Bien Sur Leur Feuille De Présence Quotidiennement, Mais Quittent Les Infrastructures Une Fois Les Repas Servis ! Ce Manque D'implication Aurait Notamment Provoqué La Perte De Prélèvements Entre Le Contrôle Et Le Transport Vers Les Laboratoires De L’AMA (Agence Mondiale Antidopage)…

En Outre, Certains Parviendraient, Sans Accréditation, À Se Rendre Dans Les Endroits Dévolus Aux Tests…Pour Preuve L’histoire De Cet Entraîneur Kenyan Qui A Pu Les Passer À La Place De Ses Équipes !

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1)Le nouveau certificat d'absence de contre-indication à la pratique sportive (CACI) entre en vigueur ce jeudi

 

Annoncé au « J.O. » du 24 août, le décret d'application relatif au certificat médical attestant de l'absence de contre-indication (CACI) à la pratique du sport entrera en vigueur le 1er septembre. Ce décret, émanant de l’article 219 de la loi de modernisation de notre système de santé, fixe les conditions de renouvellement de la licence sportive et énumère les disciplines sportives qui présentent des contraintes particulières pour lesquelles un examen médical spécifique est requis.

Un certificat exigé tous les 3 ans

Il prévoit que la présentation d'un certificat médical est exigée lors de la demande d'une licence ainsi que lors d'un renouvellement de licence tous les trois ans. Dans l'intervalle, le sportif devra remplir, à compter du 1er juillet 2017, un questionnaire de santé dont le contenu sera arrêté par le ministre chargé des sports. « Il atteste auprès de la fédération que chacune des rubriques du questionnaire donne lieu à une réponse négative. À défaut, il est tenu de produire un nouveau certificat médical attestant de l'absence de contre-indication pour obtenir le renouvellement de la licence », précise le texte de loi. En cas de nouvelle licence, pour un nouveau sport, le CACI devra dater de moins d’un an.

Un CACI annuel pour certaines disciplines

Certaines disciplines qui présentent des contraintes particulières nécessiteront un CACI annuel. À savoir celles qui s'exercent dans un environnement spécifique (alpinisme, plongée, spéléologie), celles pratiquées en compétition « pour lesquelles le combat peut prendre fin, notamment ou exclusivement lorsqu'à la suite d'un coup porté l'un des adversaires se trouve dans un état le rendant incapable de se défendre et pouvant aller jusqu'à l'inconscience » ou « comportant l'utilisation de véhicules terrestres à moteur (à l'exception du modélisme automobile radioguidé) », les disciplines sportives comportant l'utilisation d'armes à feu ou à air comprimé, d'un aéronef (à l'exception de l'aéromodélisme) de même que le rugby à XV, à XIII et à VII.

L'instauration d'un examen clinique détaillé

Ces nouvelles dispositions ont trouvé un écho enthousiaste auprès du Syndicat national des médecins du sport-santé (SNMS-Santé). Dans un communiqué, daté du 29 août, celui-ci salue « cette directive qui ne peut que valoriser l’examen médical triennal à la délivrance du CACI à la pratique d’un sport en loisir ou en compétition ». Le SNMS-Santé préconise de faire un acte médical d’expertise avec un protocole référencé d’examen clinique et paraclinique détaillé par les sociétés savantes de médecine du sport et les fédérations sportives pour obtenir la délivrance de ce CACI.

ECG recommandé

Le syndicat recommande aussi « fortement » la prescription d'un ECG en complément de l'examen clinique lors d'une première consultation pour la réalisation d'un certificat. « Notre principale préoccupation est de réduire autant que possible le risque de mort subite, dont la fréquence est actuellement de 1 à 3 pour 100 000 sportifs, a confié Marc Rozenblat, le président du SNMS-Santé au « Quotidien ». Selon les études, pratiquer un ECG permet de détecter 60 % des anomalies cardiaques contre 5 % seulement pour l'examen clinique. »

« Les 8 000 médecins du sport français sont prêts à répondre à cette demande spécifique en correspondance étroite avec tous les médecins traitants », indique le communiqué. Le SNMS-Santé annonce, du reste, qu'il sollicitera une codification professionnelle spécifique de cet acte médical de prévention.

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