11)Jean-Michel Blanquer veut revenir aux fondamentaux au CP

10)Les dix-huitards

9)Parcoursup, comment les universités vont départager les lycéens candidats

8)Réforme du bac : importance de l'oral Blanquer dynamite l'éducation

7)Réforme du bac : ce qui va remplacer les séries au lycée

6) La France parmi les plus mauvais élèves européens en mathématiques

5) Le classement de Shanghai est-il adapté aux universités françaises ?

4)30 ans d'Erasmus

3)Étude Pisa : la France stagne, Singapour triomphe

2)L’enseignement supérieur en dix chiffres

1)Les chiffres-clés de la rentrée scolaire 20

11)Jean-Michel Blanquer veut revenir aux fondamentaux au CP

Dans quatre circulaires publiées le 26 avril au journal officiel et un guide de 130 pages, le ministère de l’éducation nationale énonce des recommandations pédagogiques pour « enseigner la lecture et l’écriture au CP ».

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Jean Michel Blanque avec des élèves du quartier de la Duchère, zone d'éducation prioritaire renforcée. / Stephane Audras/REA

C’est un serpent de mer. Depuis des décennies, la question de l’apprentissage de la lecture oppose en effet les tenants de la méthode globale – selon laquelle l’enfant doit reconnaître des mots – aux partisans de la méthode syllabique – le fameux « B-A, BA ».

Le 26 avril, Jean-Michel Blanquer a tranché dans le vif. « Entre quelque chose qui ne marche pas – la méthode globale – et quelque chose qui fonctionne – la syllabique –, il ne peut y avoir de compromis mixte », a-t-il expliqué dans les colonnes du Parisien, balayant le consensus en vigueur dans de nombreux établissements pour une méthode mi-globale, mi-syllabique.

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Le retour à la méthode syllabique pure figure donc en bonne place des recommandations que le ministre a adressé toutes les écoles de France dans quatre circulaires publiées au Journal officiel le 26 avril et un guide de 130 pages intitulé « Pour enseigner la lecture et l’écriture au CP ».

Un retour aux fondamentaux

Le texte, très précis et qui se revendique des connaissances scientifiques du moment, se veut une boîte à outils afin d’« améliorer le niveau des élèves », explique le ministère. Il marque aussi un retour aux fondamentaux : copie, dictée, calcul mental, apprentissage par cœur constituent l’essentiel des pratiques recommandées aux enseignants.

Ainsi, le guide suggère d’organiser des leçons de grammaire sur un mode ludique, sous forme d’un jeu de « devinettes orthographiques » avec les élèves. Par exemple, la phrase « je suis bleue » est écrite au tableau. L’instituteur demande : « Suis-je la mer ou l’océan ? ». Cela « place les élèves en situation de tenter de retrouver le sens des lettres non audibles (…) L’échange collectif clarifie la notion et permet de construire progressivement une justification grammaticale solide. »

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Autre exemple, le document énonce qu’« il paraît souhaitable que les élèves écrivent lors de deux séances quotidiennes qui sont complétées par une dictée. La durée de ces séances doit osciller entre 10 et 20 minutes ». Plus loin, les enseignants sont invités à faire preuve de discernement dans leurs corrections : « L’erreur doit faire partie de l’apprentissage et en constituer une étape. On veillera à ce qu’elle ne soit pas perçue négativement. »

La pédagogie de l’erreur reconnue

La démarche est diversement accueillie. Les tenants des neurosciences saluent une avancée. « Toutes les études des sciences cognitives de la lecture confirment l’importance de l’apprentissage systématique des relations entre les lettres et les sons » et donnent donc l’avantage à la méthode syllabique, confirme ainsi Olivier Houdé, directeur de recherches au CNRS. « De même, elles confirment l’importance du geste d’écriture. » Les 15 minutes d’écriture quotidiennes sont ainsi approuvées par le chercheur.

Mais l’apport essentiel consiste selon lui dans le fait de reconnaître la pédagogie de l’erreur : « Le cerveau des enfants n’est pas un ordinateur ! Il a besoin d’autre chose que d’algorithmes : des émotions et un sens personnel. »

D’autres à l’inverse dénoncent un grand retour en arrière. Ainsi pour l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, il n’appartient pas au ministre de se mêler de pédagogie. « Jean-Pierre Chevènement en 1985 avait déjà tenu ce type de discours afin de montrer lui aussi le retour à la grande tradition républicaine », rappelle-t-il.

Un partage de bonnes pratiques

Le ministère, lui, fait valoir que ces circulaires n’ont pas force de loi. « L’idée n’est pas de contrôler ce qui se passe dans les classes. Nous avons souhaité poser un cadre parce que certains enseignants sont demandeurs d’un partage de bonnes pratiques. Là, pour la première fois, ils ont un guide de référence commun. Nous avons aussi voulu diffuser les meilleures informations disponibles pour que chaque enseignant puisse trouver des ressources afin de lutter contre les difficultés de certains élèves. »

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Jean-Michel Blanquer y voit une question de justice sociale. « La pédagogie est une clé majeure de lutte contre les inégalités sociales, explique-t-il dans Le Parisien. Aujourd’hui, on constate que les méthodes les plus fragilisantes se déploient dans les milieux déjà les plus fragilisés. » Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont ainsi pointé des performances décevantes des élèves français en lecture, notamment dans les familles les plus défavorisées.

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Les jeunes Français et la lecture

Depuis deux décennies, les performances des élèves de CM1 en lecture n’ont cessé de baisser, selon l’étude internationale Pirls publiée le 5 décembre 2017. Avec un score de 511 points, la France reste légèrement au-dessus de la moyenne, mais ce résultat est en nette baisse par rapport aux éditions précédentes (525 points en 2001).

Les résultats scolaires des jeunes Français se situent dans la moyenne des pays de l’OCDE, mais l’Hexagone se distingue toujours par le poids des inégalités sociales sur les destins scolaires, selon la dernière enquête Pisa de l’OCDE publiée en décembre 2016.

Emmanuelle Lucas
 

10)Les dix-huitards

A Montpellier, reprise des cours
(Photo AFP)

Des étudiants occupent une dizaine de sites universitaires à travers la France, ce qui préoccupe sérieusement le gouvernement : il craint une addition des mouvements sociaux susceptible de transformer la crise des transports en vaste crise politique.

LA PRESSE et l’opinion demandent aux pouvoirs publics de prendre au sérieux les revendications présentées par les divers mouvements. On remarquera que les étudiants sont hostiles au Parcoursup, méthode décidée par le ministère de l’Education nationale pour l’accès post-bac aux études supérieures et éviter la sélection aveugle. Ceux qui occupent leurs facultés se battent non pas pour leur propre avenir puisqu’ils ont déjà le statut d’étudiants, mais pour ceux qui arrivent. De la même manière, les cheminots réclament le maintien de leur statut, qui n’est pas menacé, mais sera supprimé pour les nouvelles embauches. Quand les grévistes, qu’il s’agisse de ceux de la SNCF, des universités ou d’Air France, dénoncent la « surdité » du gouvernement, ils oublient de préciser qu’eux-mêmes restent sourds aux arguments qui leur sont opposés.

Pas facile d’être étudiant.

Il n’est certes pas facile, aujourd’hui en France, de bâtir une carrière ni même de trouver un premier emploi, y compris pour ceux qui ont accompli plusieurs années d’études supérieures. Sélection ou Parcoursup ne sont rien d’autre que des méthodes inspirées par la pléthore de candidats aux diplômes d’études supérieures dont le nombre trop élevé obère leurs chances de réussir dans la filière qu’ils ont choisie. Pour leurs aînés, il est clair que le parcours professionnel est aujourd’hui beaucoup plus parsemé d’embûches qu’il ne l’était il y a cinquante ans ou même trente ans. Le malaise de la jeunesse, de nos jours, résulte d’une concurrence sauvage due à la démographie. Elle pose problème aux meilleurs spécialistes et a fortiori aux gouvernements débordés à la fois par le nombre de candidats et par l’inadéquation des filières aux besoins de l’industrie. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dont la compétence et l’activisme ne sont contestés par personne, a besoin de temps pour apaiser les étudiants.

S’ils ne lui en accordent pas, c’est parce qu’ils sont engagés dans une course de haies interminable, depuis le premier examen partiel jusqu’à la position de cadre supérieur, avec le risque élevé de ne pas aller jusqu’au terme. Et, en somme, les étudiants partagent leur mauvaise humeur avec celle d’une génération de salariés qui en a assez qu’on lui demande des sacrifices en attendant ces jours radieux où une France rénovée, agile et dynamique offrira à tous des perspectives aussi favorables qu’à l’époque où les bacheliers ne se poussaient pas au portillon de l’université et où les ouvriers étaient assurés du plein emploi. 2018 n’a rien à voir avec 1968. La France ne s’ennuie pas, comme il y a cinquante ans. Autrefois, les étudiants se révoltaient contre une société conservatrice, engoncée dans des « valeurs » qui limitaient les libertés. Aujourd’hui, ils réclament une donne qui leur soit plus favorable. Loin de vouloir tout casser, ils demandent que leur insertion sociale soit assurée.

Le cas d’Air France.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas, dans les jours ou les semaines qui viennent, une conjonction des mécontentements capable de paralyser le pays. Le rationalisme ne domine jamais les débats sociaux. Un représentant de la CGT offrait un exemple : dans les discussions avec les syndicats de cheminots, le gouvernement a déjà promis de reprendre à son compte la dette de quelque cinquante milliards de la SNCF. Mais le même cégétiste s’indignait de ce que la ministre des Transports n’ait pas signé un document officialisant cet engagement, sans même se demander ce qu’il était prêt lui-même à offrir en échange, par exemple la reprise du travail. De la même manière, la crise à Air France échappe à la logique comptable. La compagnie aérienne a réalisé, en 2017, un résultat net de 588 millions. Aussitôt, les syndicats ont réclamé une augmentation des salaires de 6 % pour les 44 000 salariés. La direction a offert deux augmentations pour un total de 1 % cette année, plus une enveloppe de 1,4 % en primes diverses pour les personnes travaillant au sol. Une hausse de 6 % représenterait 240 millions, soit 40 pour cent des bénéfices dégagés alors que la compagnie doit se désendetter et investir. La vérité est que le bénéfice obtenu par la compagnie aérienne est insuffisant et qu’il lui faut engranger des sommes bien plus substantielles si elle doit tout à la fois accorder une hausse importante des salaires et lutter contre la concurrence. Les drames sociaux et leur funestes conséquences économiques ne se nouent jamais autour de la vérité des chiffres, mais autour de la psychologie des salariés.

RICHARD LISCIA

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9)Parcoursup, comment les universités vont départager les lycéens candidats

Les futurs bacheliers ont jusqu’à mardi soir 13 mars pour formuler un maximum de dix vœux sur Parcoursup. Les établissements devront, d’ici au 22 mai, faire le tri entre un nombre parfois pléthorique de dossiers, au besoin en recourant à un algorithme.

 

Manifestation contre la réforme de l’accès à l’université, à Paris, le 1er février. / Thomas Samson/AFP

Les indécis ont jusqu’à mardi 13 mars 18 heures pour indiquer un maximum de 10 souhaits de poursuite d’études sur le site d’orientation Parcoursup, qui a succédé à APB. Passé ce délai, la balle sera dans le camp des universités, BTS, IUT et autres grandes écoles, qui devront traiter les candidatures avant le 22 mai.

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Beaucoup devront faire face à une déferlante inédite. Certes, dans l’ancien dispositif, les futurs bacheliers et étudiants en réorientation pouvaient formuler jusqu’à 24 vœux. Mais ceux-ci étaient hiérarchisés. Le deuxième souhait n’était examiné que si le premier avait été rejeté, et ainsi de suite… De plus, 80 % des candidats obtenaient l’un de leurs trois premiers vœux.

Un nombre de dossiers à étudier multiplié par dix ou quinze pour les universités

Avec Parcoursup, pas d’ordre de préférence : tous les dossiers seront simultanément étudiés. Pour les universités, « le nombre de dossiers à examiner sera multiplié par dix ou quinze », anticipe Matthieu Gallou, président de l’université de Bretagne occidentale. Dans certaines filières, on compte « six vœux pour une place ». Un ratio qui va bien au-delà dans certaines facs parisiennes.

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« Dans ces conditions, la procédure officielle – examen et classement de toutes les candidatures par un jury de recrutement – ne peut être systématiquement respectée, d’autant que le ministère n’a débloqué que six millions d’euros pour le traitement de millions de dossiers par les universités », avance Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup.

Ce syndicaliste dénonce le recours massif à des algorithmes basés essentiellement sur les notes. « Les lettres de motivation que les candidats sont tenus d’écrire ne seront peut-être lues que dans 20 % des cas », déplore-t-il, avant d’inviter les enseignants à ne pas prendre part aux procédures de « sélection ». Le ministère de l’enseignement supérieur, lui, affirme que « l’humain sera présent à chaque étape de la procédure ».

Un classement pour remplacer le tirage au sort

En fonction du nombre de souhaits par place, on distingue en réalité trois situations, reprend Matthieu Gallou. « Dans les formations les plus demandées, un classement remplacera le tirage au sort. Nous n’aurons pas les moyens humains de regarder d’emblée toutes les candidatures en détail. D’où le recours à un algorithme, pour repérer notamment les dossiers qui nécessitent un regard humain », explique-t-il.

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Le deuxième cas est celui de formations qui totaliseront plus de vœux initiaux que de places, mais dont les candidatures définitives seront inférieures à la capacité d’accueil, si l’on se base sur ce qui s’est passé les années précédentes. « Une commission devra tout de même élaborer un classement, en tenant compte de l’adéquation entre le profil des candidatures et les compétences attendues », explique Matthieu Gallou. « Avec un risque, celui de voir les candidats placés provisoirement sur liste d’attente au 22 mai s’en aller vers d’autres formations qui les auront immédiatement acceptés. »

Des remises à niveau pas toujours prévues

Enfin, dans les formations qui ne font pas le plein, les commissions devront choisir d’adresser aux candidats un « oui » ou un « oui, si ». Cette possibilité nouvelle suppose alors de leur offrir une remise à niveau ou un parcours adapté. « Un vrai contrat moral qui, chez nous, ne pourra être proposé l’an prochain que dans une ou deux filières, comme ce sera le cas dans beaucoup d’autres universités », reconnaît Matthieu Gallou.

Celle d’Aix-Marseille ne fait pas partie de cette catégorie : elle pense répondre « oui, si » à de nombreux candidats pour leur donner de meilleures chances de réussite. « Nous avons prévu une année propédeutique en sciences, pour permettre par exemple à des bacheliers qui n’ont pas suivi la série S d’étudier les maths », glisse Yvon Berland, son président. « Nous proposons aussi des modules transversaux pour une remise à niveau en culture générale et permettrons à certains étudiants de passer la première année de licence en deux ans. »

Denis Peiron

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8)Réforme du bac : importance de l'oral Blanquer dynamite l'éducation

Richard Liscia

| 22.02.2018
 
« Le Point » le nomme vice-président. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, semble en mesure, malgré les protestations des syndicats d'enseignants, de mettre en œuvre et d'achever sa grande réforme de l'enseignement. Il doit sa réussite principalement à ses compétences puisqu'il a été toute sa vie un enseignant de haute volée et qu'il a déjà eu l'occasion d'expliquer ce qui marche et ce qui ne marche pas dans le système. Mais s'ajoute à son savoir et son expérience un sens politique qui l'a beaucoup aidé.
 
 

Quel gouvernement n'a pas tenté de réformer l'éducation nationale ? Mais quel gouvernement, avant celui-ci, est allé au bout de ses intentions ? Les réformes ont jalonné les 58 années de cette République. Aucune n'a été conduite avec autant de clarté, de précision, de patience et d'efficacité que celle de M. Blanquer. Certes, il n'en pas fini, tant il est vrai que sur le métier il faut remettre l'ouvrage, que tous les domaines de l'enseignement  n'ont pas encore été tous réformés, et que, à l'expérience, il faudra faire des ajustements. En outre, au nom d'une idéologie ou d'intérêts corporatistes, on sait bien que les enseignants ne vont pas suivre leur ministre comme un seul homme, qu'ils seront tentés, une fois encore, de freiner des quatre fers. Alors qu'il prône le changement et l'adaptation au monde contemporain, on lui reproche d'être conservateur, plutôt à droite, pour autant que l'intérêt de nos enfants ou de notre jeunesse puisse dépendre des convictions politiques d'un seul homme.

Le bon sens du ministre

La vérité est que M. Blanquer a eu tout le loisir de plonger les mains dans le cambouis, d'explorer les entrailles du mammouth et de déceler les raisons de sa maladie. La vérité est que nous en sommes tous au même point : nous ne comprenons pas pourquoi l'école de Jules Ferry qui a fait des Français des gens qui savent tous lire, écrire et compter, ne réussit plus à faire ce pour quoi elle a été inventée. M. Blanquer est donc déterminé par le simple bon sens. Il sait que, pour apprendre, il faut répéter à satiété. Il a été le premier à mettre en place des classes de douze élèves pour les enfants qui n'arrivent pas à suivre les cours. Saluée par le plus grand nombre, y compris chez les enseignants, la mesure est déjà critiquée. Parce que, pour faire des classes de douze, il faut priver les autres d'une ou de deux heures de cours. Ou parce qu'il y aurait des cas désespérés chez les élèves à la traîne.

Pas de réforme sans expérimentation. Il fallait se lancer dans le vide et c'est pourquoi Jean-Michel Blanquer a fait preuve d'audace quand il a engagé la réforme du bac. Personne n'ignorait que le baccalauréat ne prépare plus vraiment à la faculté et que, pour accéder à l'enseignement supérieur, il fallait en savoir plus. Le mot le plus employé par M. Blanquer, c'est « muscler ». Il fallait donc muscler le bac pour en faire un acquis utile pour la suite. Et puis, le savoir ne suffit pas, il faut aussi l'exprimer ; et que, pour l'exprimer, il faut acquérir une personnalité, donc parler sans complexes. Car c'est la base même de l'obtention d'un emploi. J'ai moi-même été très surpris d'apprendre qu'une seule faute d'orthographe dans un curriculum vitæ suffisait pour être écarté d'un recrutement. Alors que j'ai passsé ma vie à corriger des copies de journalistes dûment salariés, ce qui, d'ailleurs, ne me met pas à l'abri d'une erreur de syntaxe ou d'inattention.

Nous assistons donc au grand retour du français, de l'expression écrite et orale, du français partagé par tous les citoyens et non pas d'un langage explosé en divers patois ou argots auxquels on ne comprend rien si l'on en est resté à celui de l'école républicaine. Je crois que la « transformation » la plus importante qu'apporte cette réforme, c'est que, au lieu d'opposer les sciences aux humanités, on a décidé que les unes n'iraient pas sans les autres. On peut être un grand savant, on a besoin de transmettre dans une langue comprise de tous.

 

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 7)Réforme du bac : ce qui va remplacer les séries au lycée

Quatre épreuves finales, un grand oral et du contrôle continu, tel est le visage du nouveau bac dévoilé mercredi 14 février par Jean-Michel Blanquer. Il s’accompagne de la suppression des séries scientifiques, littéraires et économiques au lycée, au profit d’un tronc commun et de « spécialités ».

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Le bac nouvelle formule, que les élèves actuellement en classe de troisième seront les premiers à passer en 2021, consistera en quatre épreuves écrites : le français en première, deux épreuves dites de spécialité après les vacances de printemps en terminale, et la philo fin juin. Un grand oral, d’une durée de 20 minutes, se déroulera également fin juin. Une mue radicale pour cet examen bicentenaire.

La réforme de cet examen, promise par le candidat Emmanuel Macron, concerne les baccalauréats généraux et technologiques (70 % des candidats). La filière professionnelle fait l’objet d’une mission distincte dont les conclusions seront rendues la semaine prochaine.

 

« Cette nouvelle donne a un impact sur le lycée, avec la fin des séries » dans la voie générale, a souligné le ministre de l’éducation nationale. Adieu, donc, les séries scientifique (S), littéraire (L) et économique et social (ES). Elles sont remplacées par un tronc commun – 16 heures par semaine les deux dernières années de lycée – et par trois spécialités en première, ramenées à deux en terminale – pour 12 heures hebdomadaires. La voie technologique, elle, conserve ses filières. À ces disciplines, s’ajoute une heure et demie d’orientation par semaine, dès la seconde, soit 54 heures par année scolaire.

La dizaine de spécialités listées par le ministre ne sera pas disponible dans tous les établissements qui en proposeront au moins cinq. « Nous aurons des choix communs dans tous les lycées de France » et « nous veillerons à implanter » le plus de spécialités possible « dans les lycées qui ont besoin de renforcer leur attractivité », a déclaré Jean-Michel Blanquer.

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6) La France parmi les plus mauvais élèves européens en mathématiques

La France a été récompensée treize fois par le prix le plus prestigieux en mathématiques, la médaille Fields. Paradoxe, le pays se retrouve à la dernière place en Europe du classement Timss.

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Pour améliorer le niveau en mathématiques des élèves français, qualifié de « catastrophique », un rapport propose de renforcer la formation des instituteurs, de manipuler des objets dès le plus jeune âge ou encore d’expérimenter des méthodes qui ont fait leur preuve à l’étranger.

Ce rapport, publié lundi 12 février, fait suite à une mission confiée cet automne par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer au mathématicien Cédric Villani, qui est aussi député La République en Marche, et à Charles Torossian, inspecteur général de l’Éducation nationale.

Le document liste 21 mesures pour améliorer le niveau en mathématiques des élèves français et faire aimer cette discipline, qui « occupe en effet une place à part dans les parcours scolaires ». Cette discipline mal-aimée est en effet devenue la matière reine pour accéder aux meilleures écoles et « son poids symbolique dépasse largement son poids réel ».

Les derniers chiffres

Tous les quatre ans depuis 1995, l’enquête TIMSS (1), effectuée par une association internationale indépendante, l’IEA (2), évalue les acquis des élèves en maths et en sciences. Contrairement à Pisa, qui s’intéresse aux performances des élèves de 15 ans (qu’ils aient ou non redoublé), cette comparaison s’effectue par niveau scolaire. En l’occurrence, 4 500 de nos élèves de CM1 ont, en 2015, pris part aux tests. Une première pour la France.

Un second volet de l’enquête, intitulé TIMSS Advanced, porte sur le niveau en terminale. Y ont participé en France 4 000 élèves de la filière scientifique (S), qui accueille 21,5 % d’une classe d’âge. Les tests sont basés sur les programmes d’enseignement communs aux 49 États ou provinces participants.

L’étude montre que l’école française a encore bien des progrès à accomplir, en primaire comme au lycée. En CM1, avec 488 points en maths et 487 en sciences, la France se situe en deçà des moyennes internationales (500 points dans ces deux disciplines) et européenne (527 points en maths, 525 points en sciences), et ce, « quel que soit le domaine de contenus ou le domaine cognitif considéré ».

Concernant les élèves de terminale S, la France est le pays qui enregistre en maths la plus forte baisse (– 107 points) par rapport à 1995 (2). Autre élément frappant : un « grand écart » de performances entre filles et garçons, avec respectivement 449 et 475 points.

Deux nuances, cependant : d’une part, les tests ne correspondaient qu’à 60 % du programme étudié en France ; d’autre part, certaines catégories d’élèves obtiennent de (très) bons scores : ceux qui ont choisi la spécialité mathématiques (deux heures de plus par semaine dans cette discipline) et plus encore, ceux déclarant vouloir poursuivre leurs études en classe « prépa » scientifique (533 points).

Frédérique Schneider

Le classement de Shanghai est-il adapté aux universités françaises ?

Le vrai numéro un ?

Shanghai, le mercredi 16 août 2017 - Le classement de Shanghai des 500 meilleures universités vient d’être actualisé. Il consacre une nouvelle fois les établissements américains, qui sont 16 à apparaître dans le top 20. En France, on compte 20 universités au total et 3 établissements dans le top 100.

La France demeure ainsi à la sixième position des pays les plus représentés dans ce classement.

Notons que la médecine demeure un domaine d’excellence dans notre pays, ainsi la faculté française la mieux classée est l’université Pierre et Marie Curie de Paris, spécialisé en sciences et médecine (40e place). On retrouve également dans ce Top 500, l’université René Descartes de Paris et Claude Bernard de Lyon.

Soulignons, néanmoins, que ce classement, créé en 2003 et réalisé par un cabinet privé, qui prend en compte comme critère le nombre de Nobel parmi les enseignants et les anciens élèves, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline et le nombre de publications dans certaines revues prestigieuses, demeure contesté. De nombreux responsables considèrent en effet cette évaluation comme mal adaptée à l’enseignement supérieur européen et en particulier français notamment du fait de la taille "limitée" des établissements comparée à celles d'Outre-Atlantique. Ainsi l'Ecole Normale Supérieure (ENS) qui a le meilleur ratio du monde Prix Nobel/nombre d'anciens étudiants n'est du fait de son très petit nombre d'élèves que 69ème dans ce classement. Les regroupements d'universités programmés pour les prochaines années devraient à eux seuls permettre automatiquement aux établissements français de gagner quelques places dans ce classement comme l'a rappelé le directeur de l'ENS au micro de RTL hier.    

Sans attendre ces lendemains qui chantent, le ministre chargé de ces questions, Frédérique Vidal, s’est félicitée de « cette stabilité d'ensemble combinée à des progressions individuelles significatives témoigne de la solidité de la position des universités françaises, qui sont su s'affirmer face à une concurrence internationale devenue de plus en plus forte au cours des dix dernières années ».

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 4)

 
30 ans d'Erasmus: Comment le programme européen veut faire partir (encore) plus de jeunes à l'étranger

Trente ans après sa naissance, Erasmus a bien changé. Intitulé Erasmus + depuis 2014, le programme de mobilité européen a su s'ouvrir à différents publics et se démocratiser. 20 minutes revient sur cinq évolutions majeures qui ont permis au programme de toucher de plus en plus de bénéficiaires ces dernières années.

Un budget plus conséquent pour accroître le nombre de départs

Avec l'entrée en application d'Erasmus + en janvier 2014, le budget du programme européen de mobilité a été revu à la hausse : 14,7 milliards d'euros sur la période 2014-2020. Soit une augmentation de 40 % par rapport au budget du programme sur la période 2007-2013 (+ 78 % pour la France). Avec ces montants, Erasmus + devrait permettre à plus de 5 millions d'Européens de connaître une expérience à l'étranger. Mais selon la ministre de l'Education, le programme reste encore méconnu de certains publics. Par ailleurs, malgré des financements en augmentation, seulement 64 % des demandes de départs ont pu être satisfaites en 2016. Car la demande d'aventure à l'étranger reste supérieure à l'offre.

Les bourses sont attribuées plus justement

Longtemps, le programme Erasmus a été taxé d'élitiste, car il bénéficiait en priorité aux étudiants issus de milieux favorisés. Pour changer la donne, le programme a revu le calcul de ses bourses. Depuis 2014, celles-ci prennent désormais en compte la disparité du coût de la vie dans les 33 pays participant au programme Erasmus +. Par ailleurs, la bourse Erasmus + est cumulable avec les bourses du Crous accordées sur critères sociaux et d'autres aides proposées par certaines collectivités territoriales. Une démarche qui porte ses fruits, selon Laure-Coudret-Laut, directrice de l'Agence Erasmus + France : « Selon notre étude relative aux étudiants boursiers sur critères sociaux, près d'1 sur 2 part en mobilité avec le programme Erasmus + », indique-t-elle dans le rapport annuel de l'Agence.

Erasmus s'ouvre de plus en plus aux apprentis

Le programme Erasmus + intègre l'ancien programme Leonardo créé en 1995. Depuis 22 ans, il permet aux apprentis de partir pour une durée allant de 2 semaines à 12 mois dans les 32 autres pays participant au programme (les 27 autres Etats membres de l'UE, l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Turquie). « La demande est très forte et les apprentis partent en moyenne 28 jours », explique Lucas Chevalier, porte-parole de l'Agence Erasmus +. 

Selon le rapport annuel de l'Agence Erasmus +, 4.500 apprentis sont partis en séjours courts en 2015. Sans compter l'initiative Euro'App, qui a démarré en octobre dernier et qui permettra, via le programme Erasmus +, de financer la mobilité longue de 145 apprentis européens (dont 75 Français). Les apprentis sélectionnés pourront partir se former dans 12 pays européens pendant un an. Il faut aussi rappeler que la Commission européenne s'est fixé comme objectif que 6 % des diplômés de la formation professionnelle aient connu une expérience à l'étranger d'ici à 2020. Pas évident à réaliser car « pour l'heure, les meilleurs CFA envoient 4 à 5 % de leurs apprentis à l'étranger », précise Lucas Chevalier.

es prêts sont accordés pour les étudiants de master

L'idée est de permettre à davantage d'étudiants de master de partir à l'étranger, en les aidant financièrement. En plus de leur bourse Erasmus +, ils peuvent bénéficier depuis 2015 d'un prêt à des conditions avantageuses. L'étudiant peut emprunter jusqu'à 12.000 euros pour un master sur un an et jusqu'à 18.000 euros pour un master sur deux ans. Pour en profiter, les étudiants doivent s'adresser directement aux banques ou agences de prêts participantes.

Le programme est accessible aux enseignants et aux formateurs

S'immerger dans un autre contexte éducatif, c'est possible, même si cette opportunité reste méconnue. Elle s'adresse aussi bien aux enseignants, aux professeurs du supérieur, aux chefs d'établissement, aux directeurs d'école, aux formateurs exerçant dans le secteur professionnel ou dans l'éducation des adultes. Ces derniers peuvent ainsi partir de 2 jours à 2 mois pour connaître des périodes d'enseignement à l'étranger ou des périodes de formation (stages, périodes d'observation).. En 2016, 2 145 formateurs, 2 454 enseignants de l'enseignement supérieur et 1 839 enseignants et personnels de l'enseignement scolaire ont bénéficié du programme Erasmus +. Et les objectifs de la Commission européenne ne sont pas minces dans ce domaine, car elle espère que le programme Erasmus + bénéficiera à 800.000 enseignants et formateurs au cours de la période 2014-2020.

 

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3)Étude Pisa : la France stagne, Singapour triomphe

Dévoilée mardi 6 décembre, la nouvelle édition de l’étude Pisa, réalisée auprès d’élèves de 15 ans, montre que notre pays se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE, bien loin derrière Singapour, qui a détrôné la Finlande en matière de performances scolaires.

 

Professeur et élèves à Singapour / Imtmphoto - Fotolia

C’est pour les responsables éducatifs un rendez-vous incontournable, à la fois attendu et redouté. Réalisée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à un rythme triennal auprès d’élèves de 15 ans, l’étude Pisa offre une sorte de bulletin de notes aux 72 pays participants. Voici les principaux enseignements de cette nouvelle édition, publiée le mardi 6 décembre et qui offre un focus particulier sur l’enseignement des sciences.

 

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1. En sciences, le score de la France est inchangé

Pour la France, Pisa a souvent été, par le passé, synonyme de baisse de niveau. Pas cette fois. En sciences, notre pays totalise 495 points, un score inchangé par rapport à Pisa 2006, édition qui avait également étudié tout particulièrement ce domaine de compétences. Notre pays se situe, avec les États-Unis, l’Autriche et la Suède, dans la moyenne de l’OCDE, qui s’établit précisément à 493 points.

Signe peut-être de l’infléchissement des méthodes pédagogiques, plus portées aujourd’hui sur l’expérimentation, les jeunes Français sont moins bons que leurs homologues de la zone « quand il s’agit d’expliquer des phénomènes scientifiques que lorsqu’il faut interpréter des données », observe Éric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE.

2. Dans la moyenne en maths, légèrement au-dessus en français

Globalement, cette édition de Pisa est marquée pour la France par une grande stabilité. Notre pays se situe dans la moyenne en maths, avec 493 points (1), soit quatre de moins qu’en 2012, édition lors de laquelle il avait enregistré une forte chute de niveau.

En compréhension de l’écrit, en revanche, la France grappille deux points pour parvenir à un score de 499, contre 493 pour la moyenne de la zone.

 

3. Des inégalités qui persistent

Les précédentes éditions de Pisa avaient mis en lumière de grandes inégalités au cœur de notre système scolaire. Des inégalités qui perdurent, à en croire cette nouvelle livraison. La France, relève l’OCDE, est l’un des pays dans lesquels « la relation entre performance et milieu socio-économique des élèves est l’une des plus fortes ». De fait, la probabilité de se retrouver confronté à des difficultés scolaires est, en France, quatre fois plus forte que la moyenne pour des élèves de milieu défavorisé. Le rapport est « seulement » de un à trois lorsqu’on se situe à l’échelon de la zone OCDE.

Ces inégalités concernent aussi les élèves issus de l’immigration, en particulier ceux de la première génération, qui en France enregistrent en moyenne un écart de 87 points par rapport aux jeunes qui ne sont pas immigrés. Cette différence est moindre lorsqu’on observe l’ensemble de la zone (53 points). Les élèves issus de la deuxième génération d’immigration font mieux, en France comme à l’échelon de l’OCDE. Mais un écart persiste avec les non-immigrés, de 31 points (l’équivalent d’une année d’enseignement) pour la moyenne de la zone et de 50 dans l’Hexagone.

4. Le niveau global stagne au sein de l’OCDE

Le niveau moyen en sciences au sein de l’OCDE stagne, avec un score en très légère baisse, d’un point, à par rapport à 2012, et ce « malgré les grandes avancées scientifiques et technologiques, malgré l’investissement réalisé dans l’éducation » par les membres de la zone, comme le souligne Gabriella Ramos, directrice de cabinet du secrétaire général de l’OCDE.

On constate une évolution similaire dans les domaines des mathématiques (-1, à 490) et de la compréhension écrite (-1 à 493).

5. Singapour superstar

Singapour, avec ses cinq millions d’habitants, est la vedette de cette édition Pisa. Elle se classe en tête tant en sciences (556 points, +7) qu’en compréhension de l’écrit (535, +5) et en mathématiques (564, +1). Parmi les clés de ce succès, selon Éric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE, on trouve la qualité de la formation des enseignants et leur statut dans la société, qui va de pair avec un haut niveau de rémunération.

La cité-Etat, talonnée par le Japon en sciences, fait mieux que la Finlande. Longtemps présenté comme le modèle à suivre, ce pays scandinave se classe 5e en sciences, 4e en compréhension de l’écrit et 12e en mathématiques. Ce net recul de la Finlande s’explique surtout par une diminution du nombre de ses élèves « très performants » et un creusement des inégalités entre les sexes, les garçons réussissant moins bien que les filles.

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2)La France compte désormais plus de 2,5 millions d’étudiants, dont six sur dix fréquentent une université.

Denis Peiron, le 29/09/2016 à 14h34  laCroix

2,59 millions, c’est le nombre d’étudiants en cette rentrée 2016. Parmi eux, on compte plus de 1,5 million d’inscrits à l’université hors IUT. Le reste des effectifs est réparti entre les classes préparatoires (88 000), les BTS (268 000), les IUT (117 000) et les autres établissements publics ou privés, dont les grandes écoles (572 000).

+ 1,8 %, c’est la hausse du nombre d’étudiants par rapport à l’année universitaire 2015-2016. Cela représente un surcroît d’environ 45 000 étudiants.

32 000 étudiants supplémentaires se sont inscrits cette année à l’université (hors IUT), ce qui constitue, pour les seules « facs », une progression de 2,1 %.

 

+ 8,5 %, telle est la hausse du nombre de boursiers depuis 2012. La proportion d’étudiants bénéficiant d’une allocation s’élève à 36,3 %.

20 000 étudiants sont en situation de handicap. Environ 70 % d’entre eux bénéficient d’un plan d’accompagnement de l’étudiant handicapé.

6 274 places de logements de plus ont été créées en 2016.

5 000 nouveaux postes ont été ou seront créés dans l’enseignement supérieur sur le quinquennat, conformément à l’engagement du candidat Hollande, assure le ministère. Ce que contestent les syndicats mais aussi les présidents d’université.

 

23,85 milliards d’euros, c’est le budget 2017 prévu pour l’enseignement supérieur et la recherche.

30 millions d’euros sont en cette rentrée affectés à la sécurité des campus.

12 000 personnes ont demandé à bénéficier de l’Aide à la recherche du premier emploi, une allocation que les moins de 28 ans nouvellement diplômés peuvent, sous condition de ressources, recevoir pendant quatre mois. Son montant est équivalent à celui de la bourse perçue durant la dernière année de préparation du diplôme.

 

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1)Les chiffres-clés de la rentrée scolaire 2016

 

Ce jeudi 2 septembre sonnera la fin des vacances pour 12,4 millions d’élèves et 860000 enseignants. Analyse en chiffres de cette rentrée 2016.

 

Le coût de la rentrée est stable cette année, à 190,24 euros pour un enfant entrant en sixième. / Pascal Pavani/Afp

Élèves et professeurs

Environ 12,4 millions d’élèves franchiront jeudi les portes des écoles (6,81 millions), collèges (3,33 millions) et lycées (2,26 millions).

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► Il y aura en moyenne 25,5 élèves par classe en maternelle, 23 à l’école élémentaire, 24,8 au collège, 30 au lycée général et technologique et 19,3 au lycée professionnel.

► Ils suivront les cours dispensés par 861 000 enseignants dans les 63 600 écoles et établissements scolaires du public et du privé.

 

Les équipements numériques

► Dans le cadre du plan numérique d’un milliard d’euros, un quart des collèges et 1 800 écoles sont dotés à cette rentrée d’équipements numériques mobiles du type tablettes ou ordinateurs, cofinancés par les départements. L’objectif est d’équiper tous les collégiens en trois ans.

Les coûts de la rentrée

► Le coût de la rentrée est stable cette année, à 190,24 € pour un enfant entrant en sixième. L’augmentation du prix de la papeterie et des vêtements de sport est compensée par la baisse des autres fournitures, selon le baromètre de Familles de France. La Confédération syndicale des familles (CSF) évoque, elle, une hausse de 2 %, selon son panier.

► La dépense moyenne par élève et par an s’élève à 6 120 € par écolier (maternelle et élémentaire), 8 410 € par collégien, 11 190 € par lycéen général et technologique et 12 230 € par lycéen professionnel.

► L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer les cartables et autres fournitures, est versée à 2,8 millions de familles (depuis le 18 août). Elle reste quasiment inchangée pour la deuxième année consécutive, à 363 € par enfant et par an pour les 6-10 ans, 383,03 € pour les 11-14 ans et 396,29 € pour les 15-18 ans.

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