9)Trump : premier recul

8)Etats-Unis : vent de folie 

7)Maison Blanche, bateau ivre

5)Obama bravo

4)Trump à la Maison Blanche, la réforme Obamacare menacée

3)Trump : victoire totale

 2) La carte des résultats

 1)Trump Disqualifié

9)Trump : premier recul

Nancy Pelosi pendant la soirée électorale
(Photo AFP)

Le résultat des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, à l’heure où je publie ce texte, est parfaitement classique : il indique une usure du pouvoir au bout de deux ans de mandat dont ont souffert presque tous les prédécesseurs de Donald Trump. Lequel n’a d’ailleurs pas manqué d’annoncer sa « victoire ».

EN REALITE, le scrutin cache quelques éléments qui influeront sur la gouvernance de Trump. Le premier, c’est qu’en nombre de suffrages, le parti démocrate dépasse de 10 % le parti républicain. Le deuxième, c’est que, chez les démocrates, les candidats élus sont souvent des femmes, ou des personnes appartenant à des minorités, ce qui va changer de fond en comble la sociologie de la chambre des représentants où vont s’affronter des trumpistes convaincus et des démocrates plus à gauche que leurs prédécesseurs. Ce qui rend vaine la promesse de Nancy Pelosi, chef de la nouvelle majorité à la chambre, de rechercher des compromis avec la Maison Blanche. Il est plus que probable que les démocrates s’opposeront aux principaux aspects du programme de Trump, comme le fameux « mur » à la frontière mexicaine, la politique migratoire et le financement d’un budget dont le déficit atteint 5,9 % de la richesse brute. Le troisième, c’est l’avance prise par les démocrates dans les postes de gouverneur, où ils ont acquis une prédominance.

Soutenu par 42 % des Américains.

En revanche, en renforçant sa majorité au Sénat, le président américain garde son indépendance sur la politique extérieure et la composition de la Cour suprême. Il restera à l’abri de toute procédure de destitution, pour autant que les démocrates souhaitent vraiment en engager le processus, car la décision finale appartient au Sénat. Quoi qu’il en dise, Donald Trump sait que sa réélection en 2020 est quelque peu compromise, pour la raison suivante : s’il est vrai que ses admirateurs sont relativement nombreux et fanatisés, ils ne forment pas une majorité. Un sondage du site Fivethirtyeight, très suivi, mais capable de se tromper dans ses pronostics, montre que sa cote personnelle se situe à 42,8 % des voix, contre 52 % qui se placent dans une opposition résolue.

Or, si Trump apparaît comme un président excentrique, incapable de se concentrer sur les dossiers et jouant avec le feu en diplomatie, il dispose d’atouts, à commencer par une prospérité dont tous les Américains bénéficient. On dira même qu’il devrait être déçu par un score qui ne rend pas compte d’un chômage résiduel, d’une croissance forte et d’une hausse indiscutable du pouvoir d’achat. Le creusement des inégalités, inévitable avec un programme uniquement fondé sur le fonctionnement du marché, le mépris affiché pour les minorités, le traitement réservé aux femmes expliquent la vive aversion qu’il inspire à des groupes dont la somme fait une majorité. Le temps n’est pas venu pour la réconciliation. Car ce qui divise les Américains n’est plus seulement une question de niveau de vie, mais l’appui apporté à Trump, malgré son indécence, par une partie de la population  par opposition à la colère de l’autre partie, désignée invariablement comme « socialiste ». La polarisation de la société américaine, largement amorcée par l’élection de 2016, s’est accentuée : la domination du parti républicain par Trump ne fait plus aucun doute. Débarrassé de toute dissidence intérieure, il sera candidat à un second mandat.

Les nouveaux démocrates.

Cette majorité démocrate latente, qui a été masquée par un subtil (et pervers) redécoupage des circonscriptions, est partiellement nouvelle. Elle rassemble des citoyens choqués par les méthodes et par la phraséologie de Trump. Elle existe en nombre de voix, comme elle existait en 2016, puisque Hillary Clinton a perdu au collège électoral, mais a précédé Trump de 2,8 millions de voix dans le vote populaire. A l’aventure incertaine à laquelle les convient les personnalités les plus à gauche du parti démocrate, par exemple l’ancien candidat à la présidence Bernie Sanders ou Elizabeth Warren, largement réélue aujourd’hui au poste de sénatrice du Massachusetts, ces néo-démocrates préfèrent visiblement combattre la majorité républicaine au sein des institutions. Trump n’a cessé de dire pendant la campagne que sa défaite aux mid-terms produirait le chaos aux Etats-Unis. Dans la mesure où il n’éprouve que haine pour tout ce qui lui est diamétralement opposé, il n’aura pas qu’un peu contribué à faire naître dans son pays un courant qui lui est bien plus hostile que celui des démocrates classiques.

Mais il n’a pas perdu. Il a de bonnes chances d’être réélu s’il maintient les Etats-Unis pendant deux ans à leur niveau de prospérité actuel. Les deux années écoulées ont en effet démontré que son comportement consternant ne lui coûte pas une voix, et lui en rapporte beaucoup.

RICHARD LISCIA

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8)Etats-Unis : vent de folie

Trump hier dans le Montana
(Photo AFP)

On se perd en conjectures sur la décision du « New York Times » de publier la tribune anonyme d’un important membre de l’exécutif américain qui dénonce le comportement de Donald Trump, ses coups de tête, ses caprices, son incompétence et son manque de cohérence.

AU FOND, le collaborateur dépité du président ne nous annonce rien que nous ne savions déjà. Il se contente d’ajouter ses critiques à celles de la presse, il confirme le désordre qui règne à la Maison Blanche et le danger que représente le chef de la nation la plus puissante du monde dès lors qu’il fonctionne sous l’emprise de ses impulsions, de ses velléités, de ses changements de cap, de ses tweets vengeurs, rageurs, multiples, et de ses jugements péremptoires qu’aucune argumentation sensée ne soutient. Ce qui gêne, dans cette affaire, c’est que le grand dénonciateur n’a pas cru nécessaire de fournir son identité et qu’il continue à occuper ses fonctions alors même qu’il prétend éprouver de l’aversion pour son patron. C’est aussi que ce grand journal qu’est le « New York Times » a consenti à publier sa tribune en dépit de l’anonymat. Ce n’est pas exactement fair play. Le problème n’est plus Trump et sa manière délirante de gouverner, mais l’identité de l’homme ou de la femme qui a écrit cet article. Le tout-Washington n’a plus qu’une idée, trouver le délateur. Et  les journalistes du « Times » eux-mêmes participent à la chasse à courre.

L’accusation réciproque de mensonge.

Le « Times » se défend en disant que, après réflexion, ses dirigeants ont estimé que l’article valait la peine d’être publié. Mais ont-ils vraiment besoin d’une information obtenue dans des circonstances aussi peu déontologiques pour augmenter le nombre de leurs lecteurs ? Ils auraient pu laisser l’affaire à une publication moins prestigieuse. Et ils doivent maintenant prouver qu’ils n’ont pas été manipulés, qu’il ne s’agit pas d’un faux, que la personne existe, qu’elle est au service de Donald Trump et qu’elle a seulement voulu exprimer le désespoir des femmes et des hommes qui travaillent pour le président des Etats-Unis. Victime d’une manoeuvre emberlificotée, Trump a beau jeu aujourd’hui de se présenter en victime, d’appeler ses employés les plus loyaux à écrire des textes à sa gloire, de réclamer que tombe le masque de son accusateur et de montrer comment se comporte cette presse qu’il a si souvent accusée de mentir.

Mais ce bizarre épisode de la présidence Trump ne serait jamais advenu si le président lui-même n’entretenait tous les jours un climat de tension sans précédent,  insultes lancées à ceux qui ne marchent pas droit, tweets contradictoires et incessants qui remplacent la discrétion de la diplomatie, attaques contre le quatrième pouvoir, éloges emphatiques de ses pires ennemis, comme Poutine ou Kim Jong Un, dénigrement de ses amis ou alliés, insensibilité pathologique aux souffrances humaines. Le désordre est tel dans la capitale des Etats-Unis et l’inversion des valeurs si implacable que même le « New York Times » se fourvoie dans un opération qui n’est pas digne de lui.

Un scandale au mois d’août.

Trump ne se maintient au pouvoir que par une politique de force qui continue à séduire son électorat. Le seul moyen de le combattre, c’est de se servir des institutions, non d’adopter les méthodes du président. Il ne fait pas de doute que ce que l’on voit de la pièce qui se joue à la Maison Blanche n’est que la partie émergée de l’iceberg et qu’il est facile de deviner les abus commis dans les relations entre le chef de l’exécutif et ses fonctionnaires. Ce n’est pas non plus en le déclarant idiot ou ignare qu’on le poussera dans ses retranchements. Chaque fois qu’il est attaqué au moyen d’épithètes diverses, il prend à témoin son électorat pour lui faire savoir que la minorité insulte la majorité.

L’affaire du « New York Times » rappelle un épisode qui a eu lieu au mois d’août. Une femme de 44 ans, Omarosa Manigault Newman, qui avait participé à deux émissions de téléréalité de Donald Trump (oui, il a fait ça aussi), a obtenu un des postes les mieux payés à la Maison Blanche. Pendant les réunions auxquelles elle était conviée, elle enregistrait les conversations. Elle compte publier un livre de révélations. Mme Manigault a trahi son engagement auprès de Trump, elle a commis un délit en enregistrant des propos confidentiels tenus au coeur de l’exécutif, elle risque des poursuites judiciaires et c’est elle qui va nous exposer honnêtement la dépravation du pouvoir ? Il faudrait, au contraire, que les adversaires de Trump soient irréprochables.

 

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7)Maison Blanche, bateau ivre

 

John Kelly
(Photo AFP)

Le président Donald Trump a engagé un nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, John Kelly, un ancien général et, dans la foulée, il s’est débarrassé du nouveau directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci, engagé il y a à peine dix jours.

 

DÉCIDÉMENT, le président des États-Unis n’est pas au bout de ses peines. Il avait suffisamment critiqué son porte-parole, Sean Spicer, pour que celui-ci, à bout de forces, épuisé par les contradictions répétitives auxquelles il était exposé, démissionnât. Qu’à cela ne tienne. Donald Trump a trouvé la perle, un homme d’affaires du nom irremplaçable de Scaramucci, qui se crut obligé de lancer contre Reince Priebus, le secrétaire général de la Maison Blanche, une algarade dont la sémantique grossière le disputait à la diffamation. La vulgarité de M. Scaramucci a lassé M. Trump, qui a finalement trouvé son maître dans ce domaine. Et il a décidé de demander au général Kelly de remettre de l’ordre dans une maison secouée par les scandales, les propos indignes, les difficultés insurmontables. Il lui a mâché le travail puisque, pour nommer le général, il devait se débarrasser de son prédécesseur, Reince Priebus.

L’expulsion de 755 Américains.

L’opinion américaine, cependant, se montrera sceptique au sujet d’une pacification de l’entourage de M. Trump. Depuis un peu plus de six mois qu’il est au pouvoir, le président a prouvé à plusieurs reprises qu’il ne savait pas choisir ses collaborateurs, qu’il changeait de conviction comme de chemise et qu’étant imprévisible, avec ses tweets vengeurs mais puérils, il a abaissé sa fonction, peut-être de façon irrémédiable. D’autant que sa lamentable communication résulte principalement de son incapacité à convaincre ses concitoyens de l’harmonie de sa pensée et de son action et que ses volte-face plongent les Américains dans la perplexité, l’incertitude et l’inquiétude liée aux divers dossiers dont Donald Trump, semble-t-il, a perdu le contrôle.
Par exemple, la Corée du Nord multiplie les provocations en lançant des missiles en direction de l’Alaska et clame que, dans peu de temps, elle sera en mesure de frapper n’importe quel coin des États-Unis. M. Trump se contente de la menacer, réclame en vain une action diplomatique chinoise qui ne se produit jamais, et se perd dans des commentaires qui font apparaître son pays comme une puissance de seconde zone incapable de se faire respecter. Certes, cela montre au moins qu’il veut éviter une guerre mondiale. Mais, pendant ce temps, la Russie se réjouit de l’affaiblissement américain auquel elle vient de contribuer en fermant des locaux américains en Russie et en expulsant pas moins de 755 diplomates. Comme ce genre de mesure appelle la réciprocité absolue, bientôt, les canaux de communication entre Washington et Moscou seront coupés et il ne sera pas facile de désamorcer une crise plus grave entre les deux capitales.

Embrouillamini avec la Russie.

M. Trump ne s’est pas non plus libéré de la menace que font peser sur sa présidence les relations que son entourage a pu avoir avec les autorités russes pendant la campagne électorale. Selon de nouvelles révélations, les étranges explications fournies par son fils Donald Jr sur un entretien qu’il a eu avec une avocate russe auraient été dictées par Donald père. Simultanément, un ancien directeur du FBI, Robert Mueller enquête sur les ingérences électroniques russes dans le processus électoral aux États-Unis. L’idée que le Kremlin a tenté de fausser le résultat des élections de novembre dernier, celles qui ont porté M. Trump au pouvoir, n’est pas écartée. D’une façon générale, et en dépit de ses propres jugements emphatiques sur le bilan de ses six premiers mois à la présidence, M. Trump accumule les échecs. Ainsi, il a tenté de démanteler l’assurance-maladie mise en place par Barack Obama mais le Sénat a voté contre le remplacement du système par un autre, plusieurs sénateurs républicains, avec à leur tête John McCain, ancien candidat à la présidence en 2008, ayant rejoint l’opposition démocrate. C’est un échec de taille pour Donald Trump qui l’a commenté en prédisant que l’Obamacare finirait par imploser, comme s’il n’était pas essentiel que les Américains disposent d’une protection sociale. De la même manière, en sortant de la COP 21, c’est-à-dire de l’accord climatique remporté de haute lutte à Paris, Trump croit qu’il montre ainsi la force de son pays alors que, en réalité, il en a fait un paria international.

Un discrédit durable.

Ce tableau général de l’Amérique de Trump montre surtout que le président n’est pas à la hauteur de sa tâche. La Russie agit comme si elle était convaincue que la paralysie américaine allait se poursuivre ; il en va de même avec la Chine qui sait très bien discerner la rhétorique trumpiste du danger inexistant d’une action militaire américaine. M. Trump se félicite de la bonne santé de l’économie et de la baisse du chômage, en feignant de croire que les Américains lui doivent quelques bons chiffres qui sont, en réalité, l’héritage d’Obama. Twitter, l’esbroufe, les manipulations grossières de l’information, le langage de palefrenier, les provocations et l’immobilisme diplomatique ne représentent pas les instruments d’une bonne gouvernance. De même que des paroles autoritaires ne renforcent pas toujours l’autorité du président. Nombre de personnalités de son entourage sont compétentes. Reince Priebus, par exemple, est l’ancien président du parti républicain et il était parfaitement adapté à son travail à la Maison Blanche. M. Trump limoge des gens ou les laisse partir, il se prive de leur talent. Ses erreurs de casting, comme la nomination de Scaramucci, sont multiples. Il n’a pas fini de jeter le discrédit sur ses méthodes.

RICHARD LISCIA

 

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6)Barack Obama : quel bilan diplomatique ? par Pascal Boniface, directeur de l’Iris

À l’heure où les États-Unis ont choisi le candidat républicain Donald Trump pour être leur futur président, quel bilan peut être établi de l’action diplomatique de Barack Obama ?

ZOOM

Le Président Barack Obama à la Maison Blanche en 2009 / Saul Loeb/AFP

De nombreux observateurs estiment que Barack Obama a déçu. Si c’est le cas, c’est au regard des immenses espoirs placés en lui au moment de son arrivée à la Maison Blanche en 2009. Tout le monde se réjouissait évidemment du départ de Georges W. Bush, remplacé par un président sympathique, ouvert au monde, multiculturel et multilatéraliste. Mais il était d’ores et déjà certain que Barack Obama ne pouvait réparer toutes les erreurs, et leurs conséquences, de son prédécesseur. Il n’avait pas de baguette magique et n’était pas de surcroît le président de la communauté internationale, comme certains l’espéraient. On pouvait cependant souhaiter qu’il défende l’intérêt national américain avec plus de clairvoyance que Georges W. Bush.

Dresser un bilan de son action diplomatique nécessite une analyse, dossier après dossier, de ses succès et de ses échecs.

Les réussites

La première consiste à ne pas avoir lancé les États-Unis dans une nouvelle guerre. Barack Obama avait été élu pour mettre fin aux guerres dans lesquelles Georges W. Bush a empêtré l’armée américaine : les guerres d’Irak et d’Afghanistan, aux goûts, coûts et conséquences catastrophiques, aussi bien sur le plan matériel que stratégique. Il a tenu sa promesse. Mais, le cas syrien interpelle : fallait-il dresser une ligne rouge pour ensuite ne pas en assurer le respect, lorsque Bachar Al-Assad a fait usage d’armes chimiques ? Lancer une guerre en Syrie, en dehors de tout mandat des Nations-unies, n’aurait pas forcément arrangé la situation mais, en fixant des limites qu’il n’a pas respectées, Barack Obama a commis une erreur. Autre cas d’étude, le conflit israélo-palestinien. Sur ce dossier, les marges de manœuvre de Barack Obama étaient faibles. Il a demandé à Benyamin Netanyahou de cesser les colonisations ; ce dernier l’a ignoré. Compte tenu de l’obtention du prix Nobel de la paix et de son discours du Caire, cette impuissance est synonyme de défaite pour Obama. Mais elle est à observer au regard de la relation « spéciale » qu’entretiennent Israël et les États-Unis et du blocage du Congrès et de la société américaine face aux initiatives de leur président. Les relations personnelles sont mauvaises entre Netanyahou et Obama. Toujours est-il que les États-Unis ont augmenté leur aide à Israël, malgré le refus de ce dernier à tenir compte des remarques américaines.

Il convient également de mettre au crédit d’Obama, l’élimination d’Oussama Ben Laden et, peut-être avant son départ de la Maison blanche, la fin de l’État islamique en tant qu’entité territoriale. Cet événement ne mettra cependant pas fin au terrorisme, car ses causes n’ont pas été éliminées.

Le futur ex-président a de plus normalisé ses relations avec l’Iran, mauvaises depuis 1979. Il écarte ainsi deux dangers : un Iran nucléaire ou une guerre pour l’empêcher d’acquérir ce statut. Il a démontré, avec les autres membres du P5 +1, que la voie diplomatique était préférable à une solution militaire, préconisée par certains acteurs. Des acteurs qui ont oublié les conséquences négatives de la guerre d’Irak qu’ils avaient eux-mêmes recommandée. Autre point positif : le rétablissement des relations avec Cuba qui met un terme à une mésentente datant de 1959 et plante le dernier clou au cercueil de la guerre froide.

Enfin, l’accord de Paris a contribué à apprécier positivement l’héritage de B. Obama. Les États-Unis se sont, par le passé, montrés très réticents à un accord sur le climat. Avec la Chine, ils ont mis fin à ces réticences. Ce succès, qui est aussi celui de la France, vient embellir le tableau diplomatique d’Obama.

Les échecs

Le principal échec de B. Obama en matière diplomatique est peut-être son incapacité à actionner le bouton « reset » des relations avec la Russie. Les rapports entre Moscou et Washington sont en effet toujours glaciaux. Contrairement à sa promesse de 2008, Barack Obama n’a pas mis fin au programme de défense anti-missile. Il le considérait à l’époque comme un programme coûteux faisant face à une menace inexistante fondée sur des technologies non prouvées. Les pressions du complexe militaro-industriel ont peut-être eu raison de ses réticences. Il a ainsi accepté un redéploiement, motif de crispation pour la Russie. Tant sur l’Ukraine que sur la Syrie, les positions de Moscou et de Washington divergent. Et Moscou n’a pas digéré l’élargissement de l’OTAN.

Durant l’affaire libyenne, Barack Obama avait accepté, avec réticence et en retrait, de soutenir l’action menée par la France et la Grande Bretagne. Cette intervention militaire, à laquelle la Russie n’avait pas initialement mis de veto, a été changée en cours de route, passant d’une « simple » protection de la population à un changement de régime. La tournure prise a également contribué à dégrader les relations entre Moscou et Washington.

Barack Obama n’est certainement pas parvenu à entreprendre tout ce qu’il souhaitait. Des espoirs excessifs – au regard de ses marges de manœuvre – ont sans doute été placés en lui, mais son bilan reste équilibré et relativement bon. Avec l’arrivée prochaine de Donald Trump à la Maison blanche, il est certain qu’on le regrettera.

 

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5)Obama bravo

 

Comment récupérer Trump
(Photo AFP)

Le rôle de Barack et Michelle Obama pendant la campagne électorale américaine, puis dans ce début de transition, n’a pas été suffisamment souligné et admiré.

 

LE COUPLE présidentiel, dont les relations avec le couple Clinton n’ont pas toujours été au beau fixe, a soutenu la candidate démocrate avec une loyauté et une ardeur exceptionnelles. Barack et Michelle ont fourni des efforts épuisants pour aider Hillary Clinton à vaincre Donald Trump et, quand elle a perdu, ils ont abandonné toute posture partisane dans le but exclusif de protéger la forte minorité de l’électorat qui, comme l’ont prouvé de nombreuses manifestations spontanées consécutives au résultat du scrutin, se sent assujettie à un joug alarmant.

Trump invité aujourd’hui la Maison Blanche.

Dans ce contexte, les amabilités du Barack Obama à l’égard de M. Trump auront peut-être déconcerté les électeurs de Mme Clinton que le président et la perdante se sont hâtés de rassurer. D’abord, Hillary Clinton, dont on imagine sans mal l’immense déception, a prononcé, après un long silence, un discours d’une dignité remarquable. Ensuite, M. Obama affirmait que la victoire de Trump n’était pas cette fin du monde dont sont convaincus les manifestants et pas mal de commentateurs. Enfin, le président a invité le président-élu à venir aujourd’hui à la Maison Blanche pour examiner les conditions de la passation « paisible et pacifique » des pouvoirs. Mélanie Trump a elle aussi été invitée et a eu un entretien avec Michelle Obama.
S’il avait voulu rester fidèle à ses propres idées, M. Trump aurait dû logiquement refuser cette première rencontre et l’ajourner jusqu’à la fin de l’année. Pourquoi ? Parce qu’il a remporté le scrutin en se présentant comme l’ennemi du système en place et contre l’Establishment. M. Obama, dont on disait qu’il n’aurait même pas la force physique de serrer la main du président-élu, se fait violence parce qu’il estime que, dans un contexte de clivage profond entre l’apparition d’une sorte d’extrême droite aux Etats-Unis et la gauche modérée qu’incarnent les démocrates, il lui appartient, et à lui seul, de faire en sorte que les fondamentaux institutionnels américains ne soient ni remis en cause, ni ébranlés. Jusqu’au 20 janvier, face à la déferlante populiste, Obama apparaît comme une protection unique contre le déluge.

Dans le giron de l’Establishment.

Il a adopté une tactique, sans doute secrètement réfléchie avant ou juste après le scrutin, qui lui interdit de sermonner un homme dont le mépris pour les garanties démocratiques est flagrant. Il a donc voulu lui montrer que le système, fidèle à lui-même, lui offrait une voie royale de retour vers la décence, la dignité et le calme. Ce faisant, il le récupère, en le plaçant dans une position d’où Trump ne pourrait sortir qu’en portant atteinte d’emblée à sa propre stature présidentielle. Ainsi le président-élu, choisi pour casser la gouvernance dont ses électeurs s’estiment victimes, se voit contraint de retourner dans le giron de l’Establishment. Bien entendu, M. Obama agit aussi dans son intérêt. Il tente d’empêcher Trump de détruire tout ce qu’a fait l’administration sortante.
M. Trump n’aura pas le moindre scrupule à trahir ses promesses électorales s’il pense que, en se laissant apprivoiser par les institutions qu’il vient de récuser, sa propre carrure y gagnera. Il peut aussi feindre de se plier aux rituels de Washington avant de lancer un programme « révolutionnaire », c’est-à-dire confus et incohérent. Il garde son mystère et son brouillard intérieur d’intentions. L’acte le plus anti-social qu’il pourrait commettre est le démantèlement de l’Obamacare, la nouvelle assurance-maladie. Mais au moins peut-on affirmer que le président sortant, dont l’intégrité et la scrupuleuse obéissance aux règles constitutionnelles ne font l’objet d’aucune contestation, aura fait tout ce qui est en son pouvoir, qui reste énorme jusqu’au 20 janvier 2017, pour ne pas compromettre la continuité de l’Etat, actuellement soumise à des pressions capables de la briser. Démocrates et républicains lui doivent déjà une fière chandelle, car Trump ne menace pas que les vaincus du scrutin, il n’a triomphé mardi qu’après avoir réussi une OPA sur le parti républicain. Sur la politique que cet homme va appliquer, je reste pour ma part très pessimiste. Je décèle un avènement du populisme aux Etats-Unis, qui suit de très près le Brexit.

RICHARD lISCIA

 

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4)Trump à la Maison Blanche, la réforme Obamacare menacée

 

 
Crédit Photo : AFP Zoom

 

 

Pour Donald Trump, élu 45e président des États-Unis dans un scrutin choc, il faut maintenant se préparer à gouverner à partir du 20 janvier. Si l'on se fie à ses promesses de campagne, il entend mener des réformes au pas de charge. « Le changement commencera dès mon premier jour », a assuré le magnat de l'immobilier.

Le milliardaire de 70 ans, pourfendeur d'un « système complètement truqué », a promis de « rendre à l'Amérique sa grandeur », avec deux idées-forces : revitaliser l'économie et protéger les Américains. 

Au rang de ses engagements, Donald Trump entend renégocier très rapidement le traité de libre-échange nord-américain (NAFTA), lever les restrictions à la production d'énergies fossiles ou encore annuler des milliards de dollars de paiements prévus aux Nations unies pour les programmes visant à lutter contre le changement climatique.

Parmi ses promesses toujours, il a prévu de mettre en place des « contrôles extrêmes aux frontières », de s'attaquer immédiatement à ce qu'il décrit comme la corruption à Washington, avec notamment la limite des mandats des élus du Congrès et le gel des embauches de fonctionnaires fédéraux. 

La couverture maladie de 20 millions d'Américains en jeu

Donald Trump s'engage aussi à travailler avec le Congrès pour pousser à l'adoption d'un plan économique créant 25 millions d'emplois sur dix ans, à travers notamment des baisses d'impôts substantielles pour la classe moyenne et les entreprises. Avec l'objectif d'une croissance de 4 % par an. À son programme figurent 1 000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures dans les dix ans, grâce à des partenariats public-privé et des investissements privés encouragés par des abattements fiscaux.

En matière de santé, Donald Trump a promis de travailler à l'abolition la plus rapide possible de la loi sur l'assurance maladie surnommée Obamacare, qualifiée de « désastre ». La réforme emblématique du président Obama d'une couverture maladie pour tous a rencontré de nombreuses critiques car elle s'est accompagnée d'une hausse des primes d'assurance pour des familles de la classe moyenne.

Donald Trump n'a cessé de dénoncer cette réforme (qui oblige à se doter d'une assurance santé le cas échéant subventionnée) « bureaucratique, inefficace et ruineuse ». À l’inverse, il conservera le dispositif qui interdit aux compagnies d'assurances de refuser de couvrir une personne à cause de sa pathologie.

Dans un entretien au « Quotidien du Médecin », l'économiste de la santé Christine Eibner, qui a analysé les programmes santé des deux candidats, estime que « si Trump abroge l'Obamacare, 20 millions d'Américains perdront leur couverture maladie ».

Le programme santé de Trump prévoit aussi d'autoriser les Américains à déduire le prix des assurances santé de leur déclaration d'impôts, de permettre aux citoyens d'utiliser des comptes épargne santé, d'autoriser l'importation et la vente de médicaments meilleur marché ou encore de réformer les programmes et les institutions de santé mentale

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3)Trump : victoire totale

 

Donald Trump a remporté l’élection présidentielle américaine et obtient la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants. Le décompte des voix n’est pas terminé, mais il est impossible que Hillary Clinton puisse renverser la tendance.

LA VICTOIRE de Trump est sans appel. Il a gagné dans les « swing states », c’est-à-dire les Etats indécis, et dans des Etats, comme la Pennsylvanie, censés voter en faveur de la candidate démocrate. Il conserve la majorité républicaine à la Chambre, ainsi qu’au Sénat. Il disposera donc de tous les pouvoirs. Il a déjoué les pronostics, ridiculisé les instituts d’opinion, dont les prévisions étaient fausses, ainsi que les médias, qui se sont prononcés massivement en faveur de Mme Clinton. Peu avant trois heures du matin sur la côte Est, elle a appelé M. Trump pour admettre sa défaite.

Un changement de paradigme.

Ce qui s’est passé aux Etats-Unis dans la nuit de mardi à mercredi est sans précédent. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de majorité, il s’agit d’un changement de paradigme, du basculement d’un peuple de quelque 330 millions d’habitants dans une orientation politique inédite que l’on peut qualifier de révolutionnaire. Les très solides institutions américaines, dont le fonctionnement a été respecté à la lettre pendant le dépouillement des suffrages, sont maintenant au service d’une vision originale, mais qui reste aussi dangereuse aujourd’hui que lorsqu’elle était dénoncée pendant la campagne électorale. M. Trump a prouvé des centaines de fois qu’il était imprévisible et bien que l’exercice du pouvoir soit de nature à le normaliser, on peut craindre qu’il mette en vigueur les idées, parfois inapplicables, qu’il n’a cessé d’exposer.
La surprise causée au monde entier par la victoire de Trump ne constitue pas seulement une humiliation pour le parti démocrate, pour son électorat, pour la presse et les sondeurs. Des politologues très sérieux, d’excellents experts de la politique intérieure américaine, l’ensemble des gouvernements européens, ceux du Proche-Orient et de l’Asie, notamment du Japon, n’ont pas cru que la victoire de Trump fût possible. Tous militaient pour le succès de Hillary Clinton, même s’ils ne votaient pas. Si une erreur fondamentale d’analyse a été commise, elle est partagée par des centaines de millions de personnes. Toutes sont saisies d’inquiétude, et même d’angoisse, comme en témoigne la chute brutale des marchés boursiers. M. Trump a tout à fait le droit de savourer son triomphe, celui-ci n’en est pas moins perçu comme un désastre.

Promesses, promesses…

Dans son discours d’acceptation, le président-élu a annoncé qu’il allait doubler la croissance aux Etats-Unis. Comme il vient de gagner, il y aura bien sûr des gens pour le croire naïvement. Cela semble signifier que le candidat qui a raconté bon nombre de calembredaines pendant la campagne continue à mentir et à annoncer des lendemains qui chantent, grâce à ses qualités de gestionnaire de l’économie. Une tâche à laquelle il est d’autant moins préparé qu’il n’a pas songé à former son équipe de gouvernement.
Une foule de gens, dans les heures et les jours qui viennent, s’attachera à expliquer les raisons du bouleversement qui affecte aujourd’hui les Etats-Unis. Nous n’aurions pas mesuré l’impopularité de Hillary Clinton, ni compris la colère du « peuple d’en bas », celui qui souffre tant de la mondialisation et d’une très injuste répartition des ressources. Nous n’aurions pas décelé la force du courant qui a porté Trump au pouvoir. Nous n’aurions pa vu ce qui crevait les yeux et qu’ont compris des gens plus lucides que nous, par exemple Marine Le Pen, Nadine Morano et Christine Boutin, qui se sont réjouies de la victoire de Trump.

Une mystérieuse colère.

Cette argumentation n’est nullement convaincante. L’Amérique d’Obama est restée un pays d’opportunités, celui où tout le monde peut se faire une place au soleil. Certes, les inégalités sociales y sont considérables. Mais si elles sont tellement insupportables dans un pays aussi riche, qu’est-ce qu’elles sont en Europe ? Qu’est-ce qu’elles sont dans les pays en développement, ou en Chine, ou en Russie ? Non, ce n’est pas la colère du peuple qui a triomphé de la sagesse conventionnelle. C’est la fragilité des démocraties devant le populisme. C’est la liberté, qui permet à tout un chacun de jeter son bonnet par dessus les moulins, la liberté d’un Trump qui a pu dire n’importe quoi pour l’emporter, la liberté des électeurs qui votent non en fonction d’une analyse, mais de leurs émotions. Quelques élus français se gargarisent avec l’idée de démocratie directe, avec les référendums, en proposant, en quelque sorte, la supériorité de l’électeur sur l’élu. Le peuple le veut, courbons l’échine. Et les « valeurs », alors ?

RICHARD LISCIA

 

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2) LA CARTE DES RESULTATS

Une vague rouge a submergé les États-Unis. Donald Trump a été élu président des États-Unis, mardi 8 novembre, devant sa rivale démocrate Hillary Clinton.

ZOOM

Résultats de l’élection présidentielle américaine du 8 novembre 2016.

Donald Trump a gagné la majorité des États américains, lors du scrutin du 8 novembre. Seules la côte ouest et la côte est, des États majoritairement urbains, ont placé Hillary Clinton en tête.

 

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1)Trump Disqualifié

 

 

Même Pas Le Respect Pour Les Morts
(Photo AFP)

Donald Trump Est Décidément Incorrigible. Il Poursuit Ses Provocations, Dont Le Principal Effet Est De Diviser Son Propre Électorat. Il Chute Dans Les Sondages, Même S’il Est Beaucoup Trop Tôt Pour Imaginer L’issue De Cette Campagne Américaine, À Nulle Autre Pareille.

 

« LE DONALD » N’a Pas Trouvé Mieux À Faire Que De S’en Prendre À La Mémoire D’un Officier Américain Musulman Mort En 2004 En Irak En Allant Porter Secours À Ses Camarades. Son Souvenir A Été Rappelé Par Son Père Qui, À La Convention Démocrate, A Dénoncé Le Projet De Trump De Mettre Un Terme À À L’immigration Des Musulmans Aux États-Unis. Certes, L’émotion Un Peu Forcée De Ce Genre D’intervention N’avait Pour But Que De Démontrer L’injustice Flagrante Des Propos De Trump. Mais, À La Convention Républicaine, Une Femme Qui Avait Perdu Son Fils En Libye, Avait Dit, Avec Des Accents Déchirants, Qu’elle Tenait Hillary Clinton Pour « Personnellement Responsable » De La Mort De Son Fils. Déjà, La Haine Contenue Dans Ces Paroles Semblait Insensée : Une Secrétaire D’État Ne Peut Pas Vouloir, Ni Même Prévoir, La Mort D’un Soldat Au Combat. Le Parti Démocrate A Donc Rendu La Monnaie De Sa Pièce Au Parti Républicain. Il A Aussi Indirectement Prouvé Qu’un Discours Sans Nuances Est Forcément Injuste : Trump Voulait Satisfaire Un Électorat Qui Réprouve Les Musulmans. Dire Qu’on S’oppose À L’immigration De Tout Musulman Tend À Exclure Ceux Qui Servent Loyalement Les États-Unis.

Barack S’engage.

Barack Obama S’est Saisi Des Propos De Trump Pour Émettre L’opinion Que Le Candidat Républicain Était Disqualifié. Il Lui Nie Toute Compétence Pour Occuper Les Fonctions De Président. Plusieurs Leaders Républicains Refusent De Soutenir Trump Qui, À Son Tour, A Annoncé Qu’il Ne Soutiendrait Pas Paul Ryan, Président De La Chambre Des Représentants, Lequel Demande Un Deuxième Mandat, Ni John McCain, Sénateur De L’Arizona, Qui Souhaite Être Réélu. Les Deux Hommes Ont En Effet Émis Des Doutes Quant Aux Qualités Présidentielles Du Candidat Probablement Le Plus Bizarre, Le Moins Cultivé, Le Plus Démagogique, Le Plus Injuste, Le Plus Imprévisible Que Le Parti Républicain Ait Choisi Comme Candidat À La Présidence. Personne Ne Peut Dire Qu’il Ne Sera Pas Élu, Mais Une Chose Est Sûre : Même S’il Obtient Une Majorité Parlementaire, Il N’a Pas La Certitude Que Ses Décisions Seront Approuvées, Tant Les Élus Républicains Seront Nombreux À Le Désavouer.

Propos Obscènes.

Trump A Enfoncé Le Clou En Défendant L’indéfendable. Ce Qui L’intéresse, Ce Ne Sont Pas Les Gens Morts Au Combat, Mais Des « Battants » Qui Réussissent. Un Représentant De L’État De New York, Richard Hanna, A Été Le Premier Républicain À Annoncer Qu’il Voterait Clinton. À La Suite De Quoi, Des Discussions Vaseuses Sur Les Règles D’engagement En Irak, Mauvaises À L’époque, Meilleures Ensuite, Ont Été Entamées Par Des Élus Républicains, Qui N’ont Pas Eu Honte De Continuer À Justifier Les Déclarations De Trump, Y Compris Les Plus Obscènes. D’ores Et Déjà, Un Trump Président Aurait Fort À Faire Pour Nouer Avec Ses Alliés Traditionnels, Y Compris La France, Où François Hollande A Dénoncé « Les Propos Humiliants Et Blessants » Prononcés Par Trump, S’est Inquiété D’un Mouvement Né Au Sein De La Droite Française En Faveur Du Candidat Républicain Et A Rappelé Que « L’élection Américaine Est Une Élection Mondiale ». On Ne Saurait Mieux Dire. Les Sondages Accordent À Hillary Clinton Une Avance De Sept À Neuf Points.

RichardLiscia

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