SCRUTIN TAULE

 

Population 2 948 habitants(Données Insee 2009)

  • Inscrits                                            2 210
  • Votants              42,62 %                       942
  • Abstention          57,38 %                    1 268
  • Exprimés            41,72 %                       922
  • Blancs                 1,49%                         14
  • Nuls                     0,64                           6
 POUR LA FRANCE, AGIR EN EUROPE AVEC ALAIN CADEC
  • 1 - Alain CADEC        25,60 %     236 votes

 CHOISIR NOTRE EUROPE

  • 1 - Isabelle THOMAS   18,00 %     166 votes
 LISTE BLEU MARINE- NON A BRUXELLES, OUI A LA FRANCE
  • 1 - Gilles LEBRETON   13,45 %        124 votes
 NOUS TE FERONS EUROPE !
  • 1 - Christian TROADEC     12,69 %      117 votes
 UDI MODEM LES EUROPEENS. LISTE SOUTENUE PAR FRANÇOIS BAYROU ET JEAN-LOUIS BORLOO
  • 1 - Jean ARTHUIS     7,70 %                    71 votes
 LISTE EUROPE ECOLOGIE
  • 1 - Yannick JADOT    7,48 %           69 votes
 FRONT DE GAUCHE - ROMPRE AVEC L'AUSTERITE POUR REFONDER L'EUROPE
  • 1 - Myriam MARTIN    4,34 %           40 votes
 NOUVELLE DONNE
  • 1 - Emmanuel POILANE    2,60 %        24 votes
 DEBOUT LA FRANCE ! NI SYSTÈME, NI EXTRÊMES AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN
  • 1 - Cécile BAYLE DE JESSÉ    2,17 %                  20 votes
CITOYENS DU VOTE BLANC
  • 1 - René THIEBLEMONT   1,52 %        14 votes
 LA BRETAGNE POUR UNE EUROPE SOCIALE - BREIZHIZ DORN-HA-DORN GANT POBLOU EUROPA
  • 1 - Christian GUYONVARC'H    1,19 %           11 votes
 LUTTE OUVRIERE FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS
  • 1 - Valérie HAMON   1,08 %        10 votes
 FORCE VIE
  • 1 - Marie de BLIC      0,87 %               8 votes
 NOUS CITOYENS
  • 1 - Véronique RICHEZ-LEROUGE  0,76 %            7 votes
 POUR UNE EUROPE DES TRAVAILLEURES ET DES PEUPLES, ENVOYONS VALSER L'AUSTERITE ET LE GOUVERNEMENT
  • 1 - Pierre LE MENAHES    0,33 %                3 votes

UPR OUEST

  • 1 - Jean-François GOURVENEC   0,22 %      2 votes

 

                                    AUTRES LISTES   0 VOTES

 

Agnès Benassy-Quéré: « réduire le nombre de pays de la zone euro, c'est réduire les bénéfices de l'euro »

L’euro a-t-il rendu la vie plus chère ? La politique de rigueur européenne est-elle responsable du chômage en France ? Peut-on empêcher la concurrence fiscale et sociale dans la zone euro ? Le taux élevé de l’euro nuit-il à l’industrie française ? Pourrait-on revenir au franc ?…

 

Agnès Benassy-Quéré

AVEC CET ARTICLE

Retrouvez les réponses d'Agnès Benassy-Quéré (1), présidente-déléguée au Conseil d’analyse économique, lors du tchat avec les internautes sur la-croix.com mardi 20 mai de 11 à 12 heures

 

Madame P > Quelles seraient les conséquences d'une dévaluation monétaire de 10% en France ?

Agnès Benassy-Quéré > Cela favoriserait à court terme les exportations de 7 à 8 % et renchérirait les produits importés de l'ordre de 3, 4 % pour les produits manufacturés et de l'ordre de 10 % pour l'énergie. On peut espérer une hausse du PIB mais l'effet ne serait pas durable. En outre il faut avoir conscience que cela serait une perte du pouvoir d'achat pour les familles qui paieraient plus cher l'essence, l'électronique, l'habillement, tout ce qui est fabriqué à l'extérieur de la zone euro.

 

europea > Pourquoi la zone Euro ne protège pas davantage ses produits contre la concurrence étrangère déloyale ( Chine) qui nous inonde de produits très bon marché?

Agnès Benassy-Quéré > La concurrence de la Chine est de moins en moins déloyale. Les salaires chinois ont beaucoup augmenté les dernières années. Le sujet pour la zone euro est de parvenir à vendre d'avantage en Chine. Mettre des barrières aux produits chinois risquerait de provoquer des mesures de rétorsion plus pénalisantes encore pour nos entreprises et par ailleurs,les produits fabriqués en zone euro contiennent des composants fabriqués en Chine. Les taxer à l'entrée pourrait pénaliser encore notre compétitivité sur d'autres marchés.

 

Aud75 > Pourquoi certains pays refusent-ils d'avoir l'euro?

Agnès Benassy-Quéré > Seuls 3 pays de l'UE ont refusé l'euro. LE RU et le Danemark ont négocié de rester à l'extérieur et la Suède a unilitérallement refusé suite à un référendum. Tous les autres pays de l'UE ont vocation à rejoindre l'euro quand ils seront prêts. Les 3 pays pays qui ont refusé l'ont fait pour des raisons politiques. EN 1997 Le premier minsitre britannique a lancé une grande étude pour savoir si son pays aurait intérêt à rejoindre l'euro. Mais la décision a été essentiellement politique.

 

JMouss > Dans l'hypothèse d'un retour à des monnaies nationales, pourrait-on conserver l'idéal européen ( paix et collaboration dans l'amitié entre les peuples ) ? Si oui, comment ? Si non, pour quelles raisons ?

Agnès Benassy-Quéré > On se plaint beaucoup aujourd'hui dans l'UE de la concurrence fiscale. Revenir aux monnaies nationales, c'est ajouter à la concurrence fiscale, la concurrence monétaire : la guerre des monnaies en Europe. C'est donc aller dans la direction opposée à celle de la coopération.

 

gisele > L'inquiétude face à l'euro est-elle partagée par les différents pays ?

Agnès Benassy-Quéré > Oui mais seule la France focalise autant le débat sur le taux de change de l'euro. Il y a beaucoup a faire pour la compétitivité française indépendamment de l'euro. En Allemagne l'euro fait peur pour une toute autre raison. Les contribuables ont peur de devoir payer pour les dérives des autres pays de la zone.

 

JPL > Une politique sociale européenne est-elle possible ?

Agnès Benassy-Quéré > Je pense que oui, mais pas une politique sociale à la française. L'Europe ce n'est pas la France en grand. On pourrait imaginer une harmonisation minimale du marché du travail assortie d'une meilleur protection des travailleurs lorsqu'ils vont chercher du travail dans un autre pays.

 

Est-ce vrai que la dette des états pourrait être f > Les Etats peuvent-ils s'endetter auprès de la banque centrale européenne plutôt qu'auprès des banques privées?

Agnès Benassy-Quéré > Pas directement, c'est interdit par le traité européen. Mais la banque centrale peut, pour la conduite de la politique monétaire, acheter des titres de dettes publiques auprès des banques. C'est un sujet polémique car certains, notamment en Allemagne, considèrent que ce serait monétiser les déficits.

 

camille > Depuis le passage à l'euro, le coût de la vie a doublé. Qu'en pensez-vous ?

Agnès Benassy-Quéré > En France, le coût de la vie a augmenté de 27% en 15 ans d'euro. Les 15 années précédentes, le coût de la vie avait augmenté de 54%. Donc l'inflation a été divisée par deux. Ce n'est pas la perception des consommateurs parce que les prix de consommation courante comme le café au comptoir ou la baguette, fruits et légumes ont fortement augmenté, mais de l'autre côté, les prix des télécoms se sont effondrés et les prix de biens durables ont très peu augmenté.

 

europea > Les pays pauvres de la zone Euro ont bénéficié de subventions: le Portugal, l'Espagne et l'Irlande. Nous avons fait de gros sacrifices pour eux; mais ils ne vont pas mieux. Que s'est-il passé?

Agnès Benassy-Quéré > Nous avons prêté des sommes importantes à ces trois pays. Ce sont des prêts non des dons. La questions se pose pour la Grèce dont la dette vis à vis des partenaires européens va vraisemblablement devoir être restructurée. Mais il faut comparer ce coût au coût du scénario ratio alternatif qui aurait été une sortie de la Grèce de la zone euro et les effets de contagion sur les autres pays, notamment la France. Les partenaires européens sont considéré que ce scénario alternatif aurait un coût exorbitant.

 

Pénélope > Les banques privées se sont elles enrichies sur le dos des Grecs?

Agnès Benassy-Quéré > Non. Les banques privées ont perdu la moitié de leurs avoirs en Grèce. La BCE a jusqu'à présent fait du profit sur ses détentions de dettes publiques grecques. Mais l'histoire n'est pas finie.

 

MP > S'interdire en Europe de jouer sur le levier monétaire ne revient-il pas à dire que la seule solution est la modération salariale dans tous les pays européens?

Agnès Benassy-Quéré > La zone euro dans son ensemble n'a pas de problèmes de compétitivité internationale. Son solde extérieur courant est excédentaire. Le problème est interne à la zone euro. Il faut donc que les salaires montent en Allemagne et baissent relativement dans d'autres pays dont la France. C'est plus facile à faire si le niveau d'inflation de la zone est plus élevé, d'où les appels répétés à une politique monétaire plus expansionniste de la BCE à la manière de la réservé fédérale américaine.

 

Qui dirige la banque centrale européenne ? > Est-elle indépendante des autorités politiques?Agnès Benassy-Quéré > La BCE est indépendante dans ses statuts, mais elle est soumise à de fortes pressions politiques. La France fait pression pour que l'euro baisse. L'Allemagne fait pression pour que les prix ne montent pas. L'enjeu politique aujourd'hui est de se mettre d'accord sur l'interprétation du traité de manière à laisser la BCE à exercer son indépendance dans un cadre clair.

 

michel ado > Le déclin industriel de la France est il inéluctable ?

Agnès Benassy-Quéré > Il n'y a pas de déclin industriel à proprement parler, la production industrielle en France a augmenté tendanciellement depuis 20 ans. Mais la part de l'industrie dans la production totale a effectivement baissé car le secteur des services a crû plus vite que l'industrie et parce que l'industrie a fait beaucoup de gains de productivité. Cette évolution n'est pas spécifique à la France mais à tous les pays avancés. Ce type d'évolution s'observe maintenant en Corée. Néanmoins le phénomène est plus accentué en France qu'ailleurs. La solution n'est pas forcément la défense de l'industrie en tant que telle, qui aujourd'hui est un concept flou, mais la promotion des activités innovantes à forte valeur ajoutée, que l'on trouve aussi dans les services.

 

La Centrale @LCCCI > Avant même les "caprices" de l'actionnaire M. Bouygues sur le dossier Alstom, Alcatel Lucent est passé sous pavillon chinois (Huaxin) dans la plus grande indifférence... Plus que l'euro, le vrai problème n'est-il pas plutôt la gouvernance des entreprises européennes ?

Agnès Benassy-Quéré > Nous avons une attitude schizophrène vis à vis des investissements étrangers. D'un côté, nous avons besoin des investissements étrangers pour développer nos entreprises. Les études empiriques montrent qu'après une phase d'ajustement, les rachats d'entreprises par des capitaux étrangers sont en moyenne bénéfiques pour la productivité et l'emploi. D'un autre côté nous sommes gênés de perdre la main sur des entreprises que nous considérons comme des fleurons. Mais les multinationales françaises rachètent aussi des entreprises étrangères et ce mouvement là est plus important que l'autre. Et nous devons faire attention à ne pas nuire aux intérêts de nos multinationales françaises à l'étranger.

 

MEY > Ce qui s'est passé à Chypre, lorsque les épargnes ont été confisquées pour sauver une banque, ne risque-t-il pas de se reproduire ailleurs, dans les pays les plus fragiles de l'UE, par exemple?

Agnès Benassy-Quéré > L'épargne n'a pas été confisquée à Chypre. Il y a eu un projet de taxer les dépôts mais il a été abandonné, sauf pour les très gros dépôts. En revanche, les comptes bancaires ont été bloqués pour éviter la fuite des déposants. Ce qui s'est passé à Chypre donne une idée de ce qu'il faudrait faire si on voulait démanteler la zone euro : contrôle des capitaux, blocage de tous les comptes bancaires.

 

Fabienne > Plusieurs candidats aux élections européennes prônent une Europe "à 2 vitesses" : un noyau dur de pays à l'économie forte et un deuxième cercle ; comment au sein des institutions européennes cela peut-il se réaliser ?

Agnès Benassy-Quéré > Plusieurs candidats aux élections européennes s'amusent à faire du Lego. En réalité, ça ne peut pas se passer comme ça. Remettre en cause l'intégrité de la zone euro, c'est probablement mettre fin à l'ensemble du projet. L'idée d'un démantèlement ordonné est une illusion. Un démantèlement ne pourra pas être ordonné. Sur le fond, réduire le nombre de pays de la zone euro, c'est réduire les bénéfices de l'euro. Par ailleurs, c'est augmenter le poids de l'Allemagne dans une éventuelle zone euro du Nord. Pour la France, c'est l'assurance d'avoir une monnaie encore plus forte, ou alors, il faut quitter la zone euro et s'associer à des pays faibles.

 

Catarinetta > L'élargissement de l'Union européenne à 28 membres n'est il pas la source des difficultés actuelles du fonctionnement des institutions ? Comment y remédier ?

Agnès Benassy-Quéré > Le princiipal pays qui remet en cause l'UE telle qu'elle fonctionne actuellement est le Royaume-Uni, qui n'est pas rentré récemment dans l'UE. A l'inverse, les pays de l'élargissement sont très attachés à l'UE, notamment à l'occasion de la crise ukrainienne.Il est vrai cependant que le budget de l'UE est un sujet conflictuel et que ce budget diminue. On ne peut exclure à terme que l'UE devienne une simple zone de libre-échange et que les projets d'intégration soient recentrés sur la zone euro.

 

europea > L'euro ne nous a pas sauvés de la déroute économique, du chômage surtout; pourquoi avons-nous fait tous ces sacrifices?

Agnès Benassy-Quéré > De 1999 à 2008, nous, Français, avons fait très peu de sacrifices. Les finances publiques ne sont revenus à l'équilibre, nous n'avons pas réformé le marché du travail. Nous n'avons pas libéralisé certains secteurs à forte potentialité en terme d'emplois. Nous n'avons pas réformé la formation professionnelle. Nous avons peu progressé sur l'échec scolaire etc. En revanche, nous avons bénéficié de taux d'intérêts historiquement bas. La crise n'est pas celle de l'euro mais celle de nos propres politiques. L'euro a contribué à en anesthésiant nos gouvernements, en nous protègent des marchés financiers.

 

anonymus > La crise aurait-elle été pire pour la Grèce et le Portugal, s'il n'y avait pas eu l'Euro et l'UE ?

Agnès Benassy-Quéré > Ce que je viens de dire pour la France est encore plus vrai pour la Grèce et le Portugal. L'euro a donné un faux sentiment de sécurité et a donc contribué à l'accumulation des déséquilibres et à la dérive de la compétitivité. Pendant la crise, en revanche, la Grèce et le Portugal ont reçu le soutien des partenaires européens par les plans d'aide et par le système de paiement. Sans cela, ils auraient suivi un scénario comparable à l'Argentine en 2002.

 

Eve > La politique économique des États européens ne pourrait-elle pas être réaliste face à l immigration ? Pourquoi ne pas mettre tout en oeuvre pour que les autres soient mieux chez eux et ne viennent pas chez nous?

Agnès Benassy-Quéré > Contrairement à une opinion répandue, l'immigration est bénéfique pour la croissance, l'emploi et les finances publiques. Les migrants sont généralement jeunes,mobiles, certains sont bien formés. Et même lorsqu'ils ne le sont pas, ils favorisent la croissance, par exemple par les services aux particuliers qu'ils apportent et qui libèrent le temps de travail des femmes. Ils contribuent aussi par leurs impôts et leurs cotisations sociales.Ce qui pose problème ce n'est pas le volume total de l'immigration qui est relativement faible en Europe, c'est qu'on laisse l'Italie se débrouiller seule pour l'accueil des réfugiés. Et c'est aussi l'échec de notre système scolaire à correctement prendre en charge les enfants de l'immigration.

 

michel ado > Bonjour Agnès, on entend dire que la France ne connaîtra plus de croissance dans les décennies à venir. Mais comment unÉtat moderne peut il prospérer sans croissance?

Agnès Benassy-Quéré > Bonjour Michel. La France a beaucoup d'atouts pour renouer avec la croissance. Elle a une démographie relativement dynamique. Elle a de bonnes infrastructures et elle est située au coeur de l'Europe. Avec quelques réformes courageuses il n'y a pas de raison de ne pas retrouver de croissance.

 

Vince > La zone euro est elle sauvée ? Les divergences entre pays du Nord et du Sud ne vont elles pas s'accentuer au fil des ans, ce qui ne pourra conduire qu'à de plus grandes tensions ? Et puisque les Européens du Nord ne voudront pas payer, comment pourra-t-on éviter un éclatement de la zone ?

Agnès Benassy-Quéré > L'euphorie actuelle des marchés financiers concernant les pays périphériques est sans doute excessive. Nous vivons actuellement sous le parapluie de la BCE qui s'est engagée à tout faire pour maintenir l'intégrité de la zone euro. Ceci nous donne du temps pour réaliser les ajustements et assainir les systèmes bancaires. Les pays périphériques ont déjà récupéré en grande partie leur compétitivité perdue. Reste le problème de la dette qui va nous empoisonner encore pendant longtemps.

 

Arnaud > Pensez-vous, comme le dit le nouveau parti "Nouvelle Donne" (P.Larrouturou), qu'il faut oser mieux partager le travail pour redistribuer du pouvoir d'achat ?

Agnès Benassy-Quéré > Pour rétablir l'équilibre des comptes sociaux, il faudrait augmenter le nombre d'heures travaillées en France. Cela peut se faire de différentes manières : réduire le chômage ; avec une nouvelle réforme des retraites; en réduisant le nombre de jours de congés; en augmentant le temps de travail hebdomadaire; en cessant de décourager les femmes peu qualifiées d'aller travailler.On peut discuter ces différentes solutions mais en tout cas, partager le travail ne résout pas le problème tant que le nombre total d'heures travaillées n'augmente pas.

 

Léon > Que peut-on attendre/espérer comme changement pour l'euro après les élections européennes ce dimanche 25 mai?

Agnès Benassy-Quéré > Les élections européennes pourraient être le point de départ de deux nouveaux chantiers.
 1. une initiative ambitieuse en terme d'investissements.
 2. une action en faveur de l'harmonisation du marché du travail avec à la clé plus de mobilité mais aussi plus de protection des travailleurs.
 Je pense que les Allemands seraient prêts à débattre de ces sujets avec nous.

 

L'Union européenne compte vingt-huit États membres de tailles différentes et aux modes d'organisation institutionnelle variés. L'Union européenne compte au total plus de 500 millions d'habitants et couvre une superficie de 3 930 000 km2.

Les États membres sont l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

 
 

États membres de l’Union européenne utilisant l’euro :

  • Allemagne  Autriche  Belgique  Chypre  Espagne  Estonie  Finlande  France  Grèce Irlande  Italie  Lettonie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
 

États membres de l’Union européenne n’utilisant pas l’euro :

Bulgarie, Croatie, Danemark, Hongrie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni et Suède.

 


Les élections européennes qui se dérouleront en mai 2014 donneront aux électeurs la possibilité d'influer sur le cours de l'Union européenne en désignant 751 députés au Parlement européen qui représenteront leurs intérêts au cours des cinq prochaines années.

Chaque État membre dispose de ses propres lois électorales et chacun décide du jour où les citoyens se rendront aux urnes au cours de la période de quatre jours comprise entre le 22 et le 25 mai 2014. Le 25 mai, les Français éliront 74 députés, les Belges 21 députés et les Luxembourgeois 6 députés. Les résultats des 28 pays seront annoncés au cours de la soirée du dimanche 25 mai.

Grand-Ouest (9 sièges à pourvoir) - PS: Isabelle Thomas, UMP: Alain Cadec, FN: Gilles Lebreton, EELV: Yannick Jadot, Alternative UDI-Modem : Jean Arthuis, Front de gauche: Myriam Martin, Debout la République: Cécile Bayle de Jesse, Europe Citoyenne: Dorothée Browaeys, Force Vie: Marie de Blic, Nouvelle Donne: Emmanuel Poilane 

Outre les listes détaillées ci-dessous, d'autres partis et mouvements politiques présentent des candidats aux élections européennes en France : La Bretagne pour une Europe socialeCitoyens du vote blancDémocratie RéelleEurope Démocratie Esperanto, Fédération Régions et Peuples solidaires,  le Mouvement socialiste alternatifNous Citoyens, le Nouveau parti anticapitaliste, le Parti Fédéraliste européen, le Parti européen libre, le Parti pirate, l'Union démocratique bretonne ou encore l'Union Populaire Républicaine.

ATTENTION POUR LA PREMIERE FOIS

 LE PRESIDENT DE LA COMMISSION EST ELU PAR LE PARLEMENT

 

Pour les élections européennes de 2014, le Parlement européen a décidé de politiser le choix du président de la Commission. Ainsi, chaque groupe politique a présenté un candidat unique à la succession de José Manuel Barroso. D'après le traité de Lisbonne, en effet, le Conseil européen propose à l'hémicycle le nom du futur présidence de la Commission "en tenant compte des élections au Parlement européen". Chaque groupe politique a donc présenté un (deux pour les Verts) candidats à la présidence de la Commission. Voilà donc les personnes susceptibles de prendre le poste de M. Barroso fin 2014.

Jean-Claude Juncker

Acteur majeur de l'Union économique et monétaire, Jean-Claude Juncker fut le premier président de l'Eurogroupe, organisation qui regroupe tous les ministres des Finances de la zone euro, pendant huit ans. Il fut Premier ministre du Luxembourg pendant près de 20 ans, de 1995 à 2013. Il est aujourd'hui le candidat du PPE (droite) à la présidence de la Commission européenne

Alexis Tsipras

Né à Athènes en 1974, Alexis Tsipras est un ingénieur et homme politique grec. Président du parti de gauche Synaspismós et chef du groupe parlementaire de la Syriza, Tsipras est le candidat du Parti de la gauche européenne (PGE) à la présidence de la Commission européenne pour les élections de mai 2014. En 2012, suite aux élections anticipées en Grèce, il se voit chargé de former un gouvernement de coalition, mais n'y parvient pas

Guy Verhofstadt

est député européen depuis 2009. Juriste de formation, il fut surnommé "Baby Thatcher" en raison de son âge et de ses prises de positions radicales. L'ancien Premier ministre belge est candidat en 2014 pour le poste de président de la Commission européenne. Il avait déjà été pressenti pour succéder à Romano Prodi en 2004 et était en compétition face à José Manuel Barroso en 2010. Personnalité européenne de premier plan, il milite pour une Europe fédérale

Martin Schulz

Né le 20 décembre 1955 à Hehlrath, en Allemagne, Martin Schulz est libraire de formation. Militant du Parti social-démocrate allemand (SPD) dès l'âge de 19 ans, il entame sa carrière européenne débute en 1994. Il est actuellment le président du Parlement européen et candidat du Parti socialiste européen en 2014 pour le poste de Président de la Commission européenne.

José Bové

Grande figure du mouvement altermondialiste et syndicaliste agricole français, José Bové occupe le poste de vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen depuis 2009. En duo avec l'Allemande Ska Keller, l'ancien candidat à l'élection présidentielle française a été désigné pour représenter les Verts dans la campagne pour l'élection du futur président de la Commission européenne

Franziska Keller

Née le 22 novembre 1981 à Wilhelm-Pieck-Stadt Guben dans l'ancienne Allemagne de l'Est, Franziska Keller est une eurodéputée élue parmi les rangs des Verts (Die Grünen) et ancienne porte-parole des Jeunes Verts européens. Suite aux primaires organisées en ligne par son parti, "Ska Keller" est choisie (tout comme son collègue José Bové) comme candidate du parti à la présidence de la Commission européenne.

page en cours de constitution

élections européennes                                         derniéres minutes     le 5 MAI

Il y aura 25 listes pour l'Ouest aux élections Européennes

La campagne a officiellement commencé ce 4 mai. 25 listes ont été déposées pour la circonscription Ouest qui compren 13 départements, du Finistère à la Charente

Le dépôt des listes des candidats s'est achevé vendredi dernier à minuit.. Ce lundi la campagne officielle pour les élections européennes, qui auront lieu les 24 et 25 mai, a débuté. 

Dans l'Ouest, 25 listes ont été déposées. 
 
 
 
 Marie de Blic La tête de liste dans la circonscription Ouest le répète : Force Vie n'est "pas un parti". Le site internet de ce mouvement le présente comme un "label politique" réunissant des candidats autour de valeurs communes. Les valeurs familiales en font partie. Christine Boutin, l'ancienne ministre hostile au mariage pour tous, est tête de liste de ce mouvement dans la circonscription Ile-de-France.

Valérie Hamon succède à Raymond Madec, qui menait jusqu'alors la liste européenne de Lutte ouvrière dans l’Ouest. Cette conductrice de train de 42 ans veut "faire entendre le camp des travailleurs".

Députée européenne socialiste sortante, Isabelle Thomas a succédé à Stéphane Le Foll après la nomination de ce dernier au ministère de l'Agriculture. Egalement conseillère régionale, elle est, au sein du Parti socialiste, secrétaire nationale à la pêche, à la mer et à la protection du littoral. Isabelle Thomas conduit la liste "Choisir notre Europe", soutenue par le Parti socialiste et le Parti radical de gauche.

Président de l'ANDEVI (Association nationale de défense des victimes d'injustices), Daniel Merlet promet, s'il est élu, de poursuivre son "combat pour servir les usagers de la route".

Député européen depuis 2009, Yannick Jadot a travaillé dans le secteur de la solidarité internationale et de l’environnement. Il s’est fait connaître lorsqu’il a été directeur des campagnes de Greenpeace France entre 2002 et 2008. Il a par la suite participé au Grenelle de l’environnement en 2007. Depuis son élection au Parlement européen, il fait partie de la Commission "Commerce international" et "Industrie, Recherche, Energie".

Agé de 25 ans, Nicolas Rey conduit la liste du Mouvement socialiste alternatif aux européenne. Etudiant en biologie à l’UBS de Vannes, il revendique un "programme citoyen". "Nous proposons (et on nous propose) des sujets de débat qui font ensuite l’objet d’un vote parmi ceux qui nous soutiennent (…) pour savoir si, oui ou non, la mesure proposée doit rejoindre le programme du MSA". Fondé le 10 mai 2011, ce parti utilise activement les réseaux sociaux

Candidate en 1999, Cécile Bayle de Jessé était alors aux côtés de Philippe de Villiers et Charles Pasqua. Installée à Mamers (Sarthe) depuis 30 ans, elle est conseillère municipale. Pour ce scrutin européen, elle conduit dans l’Ouest la liste "Debout la France ! Ni système, ni extrêmes avec Nicolas Dupont-Aignan". Parmi ses propositions : sortir de l’euro.

La liste "Communistes" est conduite dans l’Ouest par Chritine Picavez. Ce mouvement révolutionnaire a été créé en 2002 par d’anciens militants du Parti communiste français.

Conseiller général des Côtes d’Armor et député européen, Alain Cadec est vice-président de la Commission de la pêche au Parlement européen. Gaulliste, il est très attaché à la souveraineté française. Mais il estime que "seule l’Union européenne peut nous permettre d’exister dans la mondialisation". Avec l’UMP, il propose notamment une politique industrielle commune pour relancer la croissance

"Citoyens du vote blanc" est une association qui milite pour la réelle prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés. Aujourd’hui, ces bulletins ne pèsent pas sur les résultats du scrutin. L’idée, pour limiter le vote sanction et l’abstentionnisme, est de reconnaître ce vote en lui donnant un pouvoir invalidant. René Thieblemont conduit la liste dans l’Ouest

Jean-Philippe Chauvin se définit "entièrement au service du roi". Il conduit la liste "Pour une France royale au cœur de l’Europe".

Cette liste n’est présente que dans la circonscription Ouest. A la tête de celle-ci, le médiatique Christian Troadec, maire de Carhaix, conseiller général du Finistère et l’un des leaders des Bonnets Rouges à l’automne dernier. Les 18 candidats de cette liste demandent la "réunification de la Bretagne".

Lyse Bordage projet de la liste "Espérento langue commune équitable pour l’Europe" se décline en cinq propositions : donner du poids à la société civile européenne, démocratiser la communication internationale avec l’espérento, favoriser la diversité linguistique, facilité les échanges, et donner une meilleure représentativité des langues européennes.

Le Manceau Vincent Lancien, âgé de 28 ans, conduit dans l’Ouest la liste du Parti fédéraliste européen, qui souhaite les Etats-Unis d’Europe et une Constitution européenne.

Ancienne porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, Myriam Martin a rejoint le Front de gauche en juillet 2012. Elle conduit la liste "Rompre avec l’austérité pour refonder l’Europe". Dans son programme, le Front de gauche milite notamment pour l’annulation de la dette et contre l’Europe libérale.

Les candidats de Démocratie réelle ont été tirés au sort. Dans l’Ouest, Bertrand Keruzore conduira la liste. Parmi leurs engagements : être un relai d’information et soumettre chaque proposition législative au vote des citoyens.

Gilles Lebreton ,Avec la liste Bleu marine "Non à Bruxelles, oui à la France", le Front national dénonce une France "directement menacée par l’Europe des technocrates de Bruxelles et des banques". Le parti de Marine Le Pen souhaite sortir de l’euro.

Fondée en novembre dernier par l’économiste Pierre Larrouturou, Nouvelle Donne défend deux objectifs : "apporter du progrès social" et "préserver la planète". Pour y parvenir, le parti de gauche souhaite plus de démocratie en Europe, en créant notamment une "Zone d’Action à quelques pays, partageant les mêmes objectifs". Dans l’Ouest, Emmanuel Poilane est à la tête de la liste.

Pour les candidats du Parti de la décroissance, la croissance économique est le problème. Ils se définissent comme "anti-productivistes". Ils souhaitent l’abolition du travail et la garantie d’un revenu. La liste "Décroissance Ouest" est conduite par Caroline Bouissou.

La liste UDI – Modem les Européens, soutenue par François Bayrou et Jean-Louis Borloo, est conduite dans l’Ouest par Jean Arthuis, vice-président de l’UDI et sénateur de la Mayenne. Cette alliance centriste affirme donner la priorité à la croissance, souhaite l’élection d’un président de l’Union européenne pour "une Europe plus forte", et la création d’un droit du travail européen.

Dans l’Ouest, Françoise Morvan, vice-présidente de la Coordination française pour le Lobby européen des femmes, conduit la liste "Féministes pour une Europe solidaire". Ce mouvement défend l’égalité hommes-femmes, la liberté des femmes à disposer de leur corps et souhaite une Europe "efficace dans la lutte contre les violences faites aux femmes".

Délégué de l’Union populaire républicaine pour le Finistère, Jean-François Gourvenec conduit cette liste dans l’Ouest. L’UPR souhaite sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La liste de l’UDB est conduite par Christian Guyonvarc’h, conseiller régional breton. "La Bretagne pour une Europe sociale" souhaite notamment une Assemblée de Bretagne, une harmonisation fiscale, sociale et environnementale en Europe, une fédération des peuples, une politique agricole commune régionalisée et une politique de la mer plus "ambitieuse".

Ce parti a été fondé en 2013 par l’entrepreneur Denis Payre, qui avait quitté à la France pour la Belgique, se disant "dans l’impossibilité" de payer l’Impôt de solidarité sur la fortune. Il est rentré en 2008, lorsque l’ISF a été à nouveau plafonné avec le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy. Ce mouvement se revendique "ni de droite, ni de gauche". Dans la circonscription Ouest, la liste Nous citoyens est conduite par Véronique Richez-Lerouge

Dans l’Ouest, la liste du Nouveau parti anticapitaliste, "Pour une Europe des travailleurs et des peuples, envoyons valser l’austérité et le gouvernement", est conduite par Pierre Le Ménahès, figure syndicale bretonne. Ouvrier métallo et ancien délégué CGT de la SBFM, aujourd’hui Fonderie de Lorient, il avait obtenu en 2010 le rachat par Renault de l’entreprise et évité 250 licenciements



 


 

Les pouvoirs du Parlement européen

le 21 03 2014

 

Seule institution de l’Union européenne (UE) élue directement par les citoyens, le Parlement européen représentant les citoyens des États membres exerce trois compétences fondamentales : législative, budgétaire et de contrôle des autres institutions de l’UE. Ses pouvoirs ont encore été étendus par le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009.

Le Parlement participe à l’adoption d’une grande partie des textes juridiques de l’UE

La procédure législative ordinaire ("PLO", anciennement appelée "procédure de codécision") prévoit que les propositions de textes (directives et règlements) élaborées par la Commission européenne doivent être votées en termes identiques par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne (réunion des ministres des Etats membres) pour être adoptées.

Cette procédure, qui place le Parlement et le Conseil sur un pied d’égalité, est aujourd’hui la principale procédure législative utilisée. Le traité de Lisbonne a en effet augmenté le nombre de domaines d’action de l’UE qui relèvent de la PLO. Sont notamment concernés : la gouvernance économique, l’immigration, l’énergie, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs, etc.

En revanche, la politique fiscale (avis consultatif du Parlement), ainsi que l’adhésion d’un nouvel Etat membre et la conclusion d’accords internationaux (droit de veto du Parlement) font partie des domaines qui échappent à la PLO.

Le Parlement participe à l’adoption du budget annuel de l’UE

Le Parlement européen partage avec le Conseil de l’Union européenne l’autorité budgétaire.

Le Parlement et le Conseil votent le projet de budget annuel préparé par la Commission européenne. Dans ce domaine également, le traité de Lisbonne a étendu les pouvoirs du Parlement. Le traité a mis fin à la distinction entre "dépenses obligatoires" (déterminées par les traités ou par des actes arrêtés en vertu de ceux-ci) sur lesquelles le Conseil avait le dernier mot, et "dépenses non obligatoires" sur lesquelles le Parlement avait le dernier mot.

Concernant le budget pluriannuel, celui-ci est adopté au moyen d’une procédure législative spéciale nécessitant l’unanimité du Conseil après approbation du Parlement.

Le contrôle des autres institutions de l’UE

La composition et la nomination de la Commission européenne. Le traité de Lisbonne a modifié le mode de désignation du président de la Commission, en renforçant le poids du Parlement dans la procédure. Le traité prévoit que le Conseil européen (réunion des chefs d’Etat et de gouvernement Organe collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. des Etats membres) propose un candidat "en tenant compte des résultats des élections au Parlement européen". Le candidat sera nommé s’il recueille le vote favorable de la majorité des députés européens. La nomination du prochain Président de la Commission européenne, qui doit succéder à José Manuel Barroso à l’automne 2014, devra, pour la première fois, respecter cette nouvelle procédure.
S’agissant des commissaires européens, ils doivent faire l’objet, en tant que collège, d’un vote d’approbation du Parlement.

Le contrôle de l’activité de la Commission. Le Parlement peut adopter une motion de censure à l’encontre de la Commission et a même le pouvoir de la dissoudre. La Commission est tenue de soumettre régulièrement au Parlement des rapports, y compris un rapport annuel sur les activités de l’UE et sur l’exécution du budget.

Les autres moyens de contrôle dont dispose le Parlement
Le Parlement a la possibilité de constituer des commissions d’enquête, chargées d’examiner d’éventuelles infractions au droit communautaire commises par des Etats membres.
Il dispose d’un droit de recours en annulation d’actes adoptés en application du droit communautaire. S’il estime qu’un acte adopté n’est pas en conformité aux traités, il peut ainsi faire appel à la Cour de justice de l’Union européenne

 

À propos de la Commission européenne

La Commission européenne est l'organe exécutif de l'Union européenne. Elle représente les intérêts de l'Union dans son ensemble (et non les intétêts particuliers des pays de l'UE).
Le terme «Commission» désigne à la fois le collège des commissaires( 27 plus le président  ; un par état membre) et l'institution elle-même, dont le siège est à Bruxelles, en Belgique. Elle possède également des bureaux à Luxembourg et des «représentations» dans chaque État membre de l'UE.

Rôle de la Commission

Les principales tâches de la Commission sont de:

 

   Le Conseil européen

Le Conseil européen désigne le sommet des chefs d'État ou chefs de gouvernement des vingt-huit États membres de l'Union européenne, sous la tutelle d'un président chargé de faciliter l'apparition d'un compromis. Au moins deux Conseils européens se déroulent chaque année (juillet et décembre), à la fin de chaque présidence tournante du Conseil des ministres.

Ces sommets entre exécutifs des États membres ont pour but de définir les grands axes de la politique de l'Union, essentiellement en matière de politique étrangère. Ils servent également tous les cinq ans à la nomination, à la majorité qualifiée, du président de la Commission européenne, décision ensuite validée par un vote du Parlement européen.

Depuis l'entrée en vigueur en 2009 du Traité de Lisbonne, la Commission européenne est responsable devant le Parlement et non plus devant le Conseil européen (art. 9D8 TUE).

exemple du fonctionnement  du parlement européen :la santé

Mal connus du grand public, les députés européens (dont 74 Français) jouent pourtant un rôle important dans l’élaboration de la législation européenne, y compris dans des domaines techniques comme la santé, où leur influence est réelle. Le Parlement, qui se présente volontiers comme « la voix des citoyens » face aux autres institutions européennes, se montre particulièrement actif en matière de santé publique et de protection des droits des patients.

 

Des députés spécialisés

 

Les députés européens sont amenés à se prononcer sur toutes les directives européennes, dont les premières versions émanent en général de la Commission européenne. Depuis 2004, les pouvoirs du Parlement ont été considérablement renforcés dans ce domaine, avec les procédures dites de codécision, dans lesquelles le Parlement peut non seulement amender et compléter les textes, mais aussi les enterrer totalement s’ils ne lui conviennent pas. Le travail parlementaire n’a donc rien d’anecdotique et justifie que de nombreux députés européens se spécialisent sur certains sujets plutôt que sur d’autres, à l’image de Françoise Grossetête, (UMP) qui fut rapporteure de la directive sur les soins transfrontaliers mais aussi des plans et programmes de recherche médicale soutenus par l’UE. La socialiste Bernadette Vergnaud s’est occupée, pour sa part, de la directive sur les reconnaissances professionnelles, qui débouchera sur la mise en place d’une carte européenne de professionnels de santé, avec un contrôle des autorisations d’exercice assuré par une coordination accrue entre les ordres nationaux. D’autres députés, à l’image du médecin allemand Peter Liese, se sont spécialisés sur les questions d’éthique et de recherche médicale. Ancienne ministre française de la santé, le Dr Nora Berra a été, quant à elle, rapporteure pour avis de deux directives sur les dispositifs médicaux et sur les diagnostics in vitro. Le Parlement compte d’ailleurs, régulièrement, un certain nombre de médecins parmi ses membres, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils se spécialisent tous dans la santé.

 

Quelle que soit leur sensibilité politique, les députés nommés rapporteurs de directives doivent dégager des compromis acceptables tant pour le Parlement que pour la Commission et les États, mais aussi tenir compte d’intérêts et d’orientations parfois divergents. La question du rôle des lobbys dans l’élaboration des directives revient d’ailleurs souvent sur le devant de la scène, même si leur rôle est, officiellement du moins, moins important qu’il ne l’était il y a quelques années

Programmes de recherche

Le Parlement dispose de pouvoirs importants dans le domaine budgétaire, y compris pour le financement de programmes d’action. L’Union mène des programmes quinquennaux de recherche médicale et de santé publique, dont le contenu, et les montants, sont définis entre le Parlement et la Commission. Ces dernières années, les députés ont mis l’accent sur la prévention de la recrudescence des épidémies, mais aussi sur le cancer, les maladies du vieillissement et leur prévention. Ils soutiennent aussi le développement de la e-santé et les programmes de lutte contre les inégalités en matière de santé. Par ailleurs, le Parlement est très vigilant face aux grands fléaux sanitaires. En 2013, il a encore durci les règles sur la publicité du tabac et les avertissements sur les paquets, qu’il avait introduits au niveau européen dès 2004.

Enfin le Parlement européen dispose aussi d’un droit d’initiative et peut se prononcer sur n’importe quel sujet. Il a adopté, ces cinq dernières années, plusieurs résolutions portant sur l’accès et la qualité des soins de santé en Europe, textes qui n’ont certes pas de valeur contraignante mais qui servent parfois de point de départ à l’élaboration de futurs plans d’action ou de directives.